Campagne xénophobe en Belgique contre les Maghrébins

La xénophobie s’affiche
Depuis plus d’un mois, les rues de Bruxelles sont inondées d’affiches ouvertement racistes. On les trouve partout, dans chaque coin de rue, sur les façades des imposants immeubles de cette capitale européenne et dans des lieux publics très fréquentés. Mais elles ne semblent déranger personne. Pas les Belges, en tout cas, interrogés par des chaînes de télévision européennes.
«Saïd, braqueur, dehors» ou encore «Malik, dealer, pas de pitié, peine maximale» peut-on lire sur deux de ces affiches qui, si elles ne choquent pas les Bruxellois, interpellent les étrangers qui s’interrogent sur leur avenir dans ce pays et surtout sur ceux qui y sont derrière tout en se demandant pourquoi les autorités belges n’interviennent pas pour arrêter cette campagne qui stigmatise la communauté arabe vivant en Belgique et surtout des Maghrébins qui sont forts nombreux dans ce pays. 
Derrière cela, il y a un homme : le leader de l’extrême droite belge, Filip Dewinter, qui mène depuis plusieurs mois une féroce campagne contre la montée de l’islamisme radical dans son pays et qui passe le plus clair de son temps à s’attaquer à la communauté musulmane. 
Dans d’autres pays comme en Espagne ou en France, une telle campagne serait interdite. En Belgique, elle semble choquer à peine. Les personnes interrogées par des chaînes de télévision européennes n’ont nullement dénoncé cela. Au contraire. Certains estiment qu’une telle campagne peut être utile pour les habitants de Bruxelles qui, apparemment, supportent de moins en moins les communautés étrangères en cette conjoncture économique des plus difficiles en Europe.
Sonia B. 
Algérie Patriotique, 14/07/2012