Signature de deux protocoles de coopération entre associations algériennes et sahraouies

Deux protocoles de coopération ont été signés mardi au camp du 27 février des réfugiés sahraouis, par des associations algériennes et sahraouies, en vue de renforcer la coopération entre les deux pays en matière de protection et de promotion des droits de l’homme et de lutte contre les mines antipersonnel.
Le premier protocole, signé du coté algérien, par M. Mohamed Benazizi, représentant de la commission nationale consultative algérienne de promotion et de protection des droits de l’homme et du coté sahraoui, par le secrétaire général de l’Union des militants sahraouis des droits de l’homme, M. Aba Salek El-Hocini, vise à renforcer la coopération entre les deux parties, à travers la coordination en matière de diffusion de la culture des droits de l’homme. Le deuxième protocole vise à renforcer la coopération entre l’Association sahraouie des victimes des mines et son homologue algérienne en matière de protection des victimes des mines, de sensibilisation aux dangers des mines et la création de mécanismes pour faciliter la coopération entre les deux parties.
Ce protocole a été signé par M. Mohamed Djouadi, Président de l’Association algérienne de défense des victimes des mines, et M. Aziz Haider, président de l’Association sahraouie des victimes des mines. Dans une allocution prononcée à cette occasion, M. Benazizi a affirmé que ce protocole visait à échanger les vues et les expériences entre les deux parties, à travers des conférences et des formations, outre la concertation autour des domaines relatifs aux droits de l’homme. M. Aba Salek a salué cette initiative, précisant qu’elle était à même de consolider davantage la relation entre l’Algérie et la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en matière des droits de l’homme,
« d’autant que le peuple sahraoui est un peuple opprimé qui veut imposer son droit à l’autodétermination ». Le président de l’Association algérienne de défense des victimes des mines, M. Mohamed Djouadi a affirmé que le deuxième protocole visait à coordonner les efforts entre les deux parties dans les différents domaines intéressant les victimes des mines et à se concerter autour des domaines de protection et de sensibilisation. Le président de l’Association sahraouie des victimes des mines s’est félicité de cette coopération, précisant que ces deux protocoles ont une validité de cinq ans.