Le Maroc ne voulait pas du nouveau chef de la MINURSO, l’allemand Wolfgang Weisbrod-Weber

Le site Inner Press City l’avait annoncé le 9 mai. Le Maroc tente de bloquer la désignation de Weisbrod-Weber à la tête de la MINURSO, Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara Occidental. 
Le nouveau représentant Personnel du SG de l’ONU et patron de la MINURSO accumule une expérience de 28 ans au sein de l’organisme onusien. Il a servi entre 2006 et 2008 en chef du personnel de la Mission Intégrée des Nations Unies pour Timor-Leste (UNMIT), un contentieux qui ressemble à celui du Sahara Occidental comme deux goûtes d’eau. C’est peut-être la raison des réserves marocaines contre sa nomination. 
Cette nomination arrive à un moment où la communauté internationale est unanime sur le fait que le Maroc reste la raison qui fait perdurer le conflit du Sahara vieux de 36 ans en voulant imposer son plan d’autonomie pour le Sahara Occidental sous sa souveraineté comme l’unique solution. Et l ’Ordre des Avocats Newyorkais a été claire dans sa mise en garde. « Nous mettons en garde la communauté internationale pour qu’elle s ’abstienne d ’imposer au peuple sahraoui, sans son consentement, un plan excluant l’option de l’indépendance ». 
Monsieur Weisbrod-Weber devra traiter avec le pays qui vient de désavouer l’Envoyé Spécial du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara Occidental, le prestigieux diplomate américain, Christopher Ross. Depuis, les relations du Maroc avec la haute instance onusienne ne sont pas au beau fix.