Lavrov rappelle la situation de la MINURSO à son homologue marocain

Les médias se sont fait écho de la visite, , ce mercredi 18 avril, du ministre des Affaires étrangères marocain, Saâd Dine El Othmani, à Moscou « pour demander à la Russie de faire pression sur les autorités syriennes pour qu’ils respectent le cessez-le-feu ». 
Dans la première sortie des deux diplomates russe et marocain, Lavrov s’éloigne du sujet principal, la Syrie, pour rappeler à son homologue que la Russie fait partie du Groupe des amis du Sahara Occidental et de la MINURSO depuis de le début de sa création et son contingent est majoritaire au sein de la mission onusienne pour le Sahara Occidental. Serait-ce une allusion au traitement infligé par le Maroc à la MINURSO depuis plus de 20 ans, alors que Rabat demande à Moscou de faire pression sur les autorités syriennes pour qu’ils respectent le cessez-le-feu ? Pour le diplomate marocain, serait-elles différentes, la mission en Syrie et celle du Sahara Occidental? Pourtant, le Secrétaire Général de l’ONU était clair lorsqu’il a dénonce le manque de liberté d’action imposé par le Maroc à la mission de paix du Sahara Occidental.
« La Russie n’est pas seulement un membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, mais aussi est un membre du Groupe des Amis du Sahara occidental», a déclaré le ministre. Sans oublier de sougliner que « La Russie poursuit ses efforts pour rechercher des solutions au problème du Sahara occidental au sein des processus politiques et ses activités dans la mission des Nations Unies, dans laquelle le contingent russe est déployé dès le début et y est le plus grand», ajouta-t-il comme pour titiller le psychologue ingénu qui conduit la diplomatie marocaine. 
La sortie du ministre russe des affaires étrangères est une gifle dans la figure d’El Othmani qui est venu prêcher la politique américaine à un moment où Moscou en est irritée. 
La MAP, pour couvrir le camouflet russe, rapporte que M. Lavrov a plaidé pour « une solution politique juste et durable » à la question du Sahara. Sans plus