Ross pour une solution basée sur l’autodétermination

L’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU au Sahara occidental, Christopher Ross, a exprimé hier son souhait de voir le peuple sahraoui jouir de son droit à déciderde son avenir.
M Ross affirmait son désir de voir les Sahraouis, qu’ils soient dans les territoires occupés ou dans les camps des réfugiés, jouir de «tous les droits, dont ceux de la liberté de se prononcer sur leur avenir, et que les négociateurs prennent en considération cet aspect». Christopher Ross, qui s’exprimait pour le centre onusien pour l’information, a insisté sur la nécessité de trouver une «solution politique et équitable mutuellement acceptée» par les deux parties «donnant droit au peuple du Sahara occidental à l’autodétermination». 
«Le Conseil de sécurité attend des parties des négociations pour parvenir à une solution pacifique avec l’assistance de l’ONU, des pays voisins ainsi que de la communauté internationale», a-t-il dit, en rappelant que les Nations unies ont travaillé pour mettre en œuvre les mesures de confiance afin de faciliter le retour des réfugiés dans la perspective de trouver une solution. Sur ce, l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU a révélé que l’organisation onusienne accorde de plus en plus d’importance à la question des droits de l’homme au Sahara occidental. Christopher Ross a souligné que l’une des principales raisons qui laisse le conflit sahraoui sans solution est que le royaume du Maroc persiste toujours à concevoir le plan d’autonomie pour le Sahara occidental sous sa souveraineté comme l’unique solution. Chose, poursuit-il, que le Font Polisario n’accepte pas. Il a aussi indiqué que les dossiers chauds qui se traitent dans le monde et l’absence du conflit sahraoui dans le débat sont l’un des obstacles qui empêchent la concentration de la communauté internationale pour une solution. 
M. Ross a par ailleurs réaffirmé sa détermination à faire avancer le processus des négociations, rappelant son appel aux deux parties pour une nouvelle rencontre informelle au courant du mois d’avril prochain à New York. Le Front Polisario et le Maroc avaient engagé en juin 2007 des négociations directes, sous l’égide de l’ONU, avec quatre rounds qui avaient eu lieu à Manhasset (Etats-Unis), et huit réunions informelles à Vienne (Autriche), à la Valette (Malte) et à Manhasset. 
Pour rappel, dans son dernier rapport présenté au Conseil de sécurité, le SG de l’ONU avait conclu que «les sentiments de la population du Sahara occidental, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du territoire, au sujet du statut final de ce dernier, sont plus que jamais au cœur même de la recherche d’un règlement juste et durable», rappelant que «ces sentiments demeurent inconnus» et que «si l’on aboutit à un statut final au sujet duquel la population n’a pas exprimé ses vues clairement et de manière convaincante, on risque de créer de nouvelles tensions au Sahara occidental et dans la région». 
Y. M.
Le Jeune Indépendant, 29/1/2012