Les otages de Tindouf sont en territoire malien (Ould Salek)

Les trois Occidentaux enlevés en octobre 2011 dans les camps de réfugiés sahraouis de la région de Tindouf, en Algérie, seraient en vie et en bonne santé. C’est ce qu’affirme, ce vendredi 27 janvier 2012, le ministre des Affaires étrangères de la RASD (République arabe sahraouie démocratique) Salem Ould Saleck qui, en marge du sommet de l’Union africaine à Addis Abeba, a aussi donné des détails sur l’avancée de l’enquête.
« L’attaque visait à prendre des otages pour tenter de les monnayer, estime Salem Ould Saleck mais aussi, affirme-t-il, à atteindre le Front Polisario, en éloignant les humanitaires occidentaux des camps de réfugiés ». Salem Ould Saleck réfute l’idée selon laquelle il y a des complicités sur place avec les terroristes :
« L’attaque terroriste était menée -nous sommes en train de travailler là-dessus –, par des gens qui sont liés à al-Qaïda. L’armée sahraouie a mené une attaque, et détient des personnes qui ont reconnu leur participation à la préparation de cet acte terroriste. Les personnes qui ont été arrêtées l’ont été lors d’une opération en dehors des frontières du Sahara » (Sahara Occidental, ancienne colonie espagnole envivahie par le Maroc en 1975, ndds).
Le ministre des Affaires étrangères sahraoui précise qu’il s’agit de ressortissants maliens et qu’ils auraient avoué. On n’en saura pas plus. Mais les Sahraouis n’entendent pas en rester là, et affirment aujourd’hui vouloir tout faire pour libérer les otages :
« Ils sont en territoire malien. Ils sont localisés pratiquement. Nous avons, jusqu’à maintenant, maintenu la prudence, et nous sommes en contact avec toutes les parties concernées, pour essayer de les libérer sains et saufs. Quand je dis des parties concernées, je parle des gouvernements de la Mauritanie, de l’Algérie, du Mali, du Burkina, du Niger, et surtout, de l’Espagne et de l’Italie ».
RFI, 27/1/2012