Un parti politique italien appelle à la restitution des droits du peuple sahraoui

ROME– Le parti italien de la Refondation communiste (PRC) a adopté une résolution sur le Sahara Occidental lors de son dernier congrès appelant à la restitution de tous les droits du peuple sahraoui qui vit sous l’occupation militaire marocaine depuis 36 ans, a-t-on appris mardi à Rome.

Dans cette résolution votée à l’unanimité par son 8ème congrès national tenu début décembre à Naples, le PRC a appelé à « mettre fin immédiatement à la violation persistante des droits humains dans les territoires occupés, et à la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis ».

Les congressistes ont également plaidé pour « l’application de toutes les résolutions de l’ONU concernant le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, et en particulier l’organisation sans tarder du référendum ».

Ils ont demandé au Maroc de « respecter les droits humains fondamentaux dans les territoires occupés et à mettre fin à toute discrimination contre les Sahraouis », ainsi que « l’élargissement du mandat de la MINURSO à la protection des droits humains » au Sahara Occidental.

Dans cette résolution, le PRC a indiqué que son appel a été adressé au gouvernement italien, à l’Union européenne, à l’ONU, aux organisations internationales de défense des droits de l’homme et aux associations de solidarité avec le peuple sahraoui ».

Cet appel a également, été adressé « aux mouvements de la société civile marocaine défendant les libertés et les droits de l’homme et à tous les citoyens de bonne volonté », les exhortant de militer afin que soit mis un terme à « la violence intolérable exercée contre le peuple sahraoui ».

Les congressistes ont par ailleurs, exhorté « les institutions nationales (italiennes) et internationales à prendre des mesures appropriées contre le Maroc pour l’amener à accepter l’exercice du droit du peuple sahraoui à ’autodétermination, à travers un référendum libre et démocratique, conformément aux résolutions pertinentes de l’Assemblée générale de l’ONU et du Conseil de sécurité ».

 
APS, 6/12/2011