Le roi Mohamed VI a peur

Le syllogisme boiteux de la presse française pour épargner ses amis au Maroc est tombé verticalement avec les dernières mesures de compensation prises par le gouvernement marocain pour alléger le poids de la hausse des prix sur le marché.

Certaines sources croient savoir que des conseillers du Premier Ministre ont contacté les diplômes chômeurs qui, depuis des années, se donnent rendez-vous tous les jours devant le siège du Parlement marocain à Rabat, pour leur promettre une embauche dans un délai de vingt jours.

De faits qui prouvent la similitude de la situation au Maroc et en Tunisie et que la contagion est bel et bien beaucoup plus que probable. On ajoute à cela les conclusions des rapports de l’ONU selon lesquels le pays a un indice de développement humain (IDH) inférieur aux autres pays du Maghreb. L’alphabétisation, presque achevée en Tunisie, ne dépasse pas 56% des habitants au Maroc. En plus, selon le magazine Forbes, la famille royale marocaine est à la tête d’une fortune estimée à plus de 2,5 milliards de dollars. Une somme que beaucoup jugent même sous-estimée.

Les Marocains ont longtemps considéré que les Tunisiens étaient les «faiblards» du monde arabe; incapables qu’ils étaient selon eux de se mobiliser collectivement et d’être à la hauteur de leurs discours… Alors, les marocains seront-ils à la hauteur maintenant pour se débarrasser des prédateurs qui les obligent à vivre dans la précarité malgré les richesses du pays?

En tout cas, Mohamed VI panique et se trouve, depuis hier, en France pour demander des conseils parce que des vacances dans cette période de révolution populaire dans le monde arabe s’avèrent dépourvues de sens.

La Françafrique est menacée après la chute de Ben Ali et Paris a des soucis après avoir vu ce despote détrôné comme ça après des années de bons et loyaux services.

A présent, c’est l’heure de mettre un plan de sauvetage pour Mohamed VI et ses courtisans dont les intérêts sont très entrecroisées entre les niveaux les plus hauts des deux états. Les résidences que les hauts dignitaires français possèdent au Maroc se trouvent en danger et Sarkozy ne pourra plus passer ses vacances dans les palais du souverain marocain.

Après Ben Ali, un autre allié du régime marocain, Hosni Moubarak, est en train de faire ses valises. Ce n’est plus qu’une question de jours.

Et dire, qu’hier, la presse marocaine se vantait des déclarations faites par Ben Ali, révélées par Wikileaks, sur « l’impossibilité d’un Sahara Occidental indépendant ».

Il convient de rappeler à ceux qui soutiennent l’extermination du peuple sahraoui que celui-ci a montré, pendant les 35 années dernières, une capacité de résistance et de détermination sans égal qui commence à donner ses fruits, et que cette capacité se trouve aujourd’hui renforcée par la tournure des évènements et la force du droit consacrée dans l’inviolabilité du principe d’autodétermination.

Aujourd’hui, le roi Mohamed VI a peur. Incapable d’assumer les conséquences de sa politique désastreuse, il croit pouvoir trouver le salut à Paris, au lieu d’entreprendre des véritables réformes pour soulager les souffrances du peuple marocain. Cela s’appelle la fuite en avant.