Les USA dénoncent l’impassivité de Rabat dans la lutte contre le narco

Wikileaks : Guenaizia aurait révélé à l’assistante du vice secrétaire d’état américain que la Mali est une banque pour les terroristes

Les USA ont exprimé à l’Algérie leurs inquiétude quant à la souplesse des autorités marocaines dans la lutte contre le trafic de drogue et la transformation du royaume en lieu de rencontres pour les trafiquants de drogue Colombiens, et de devenir aussi un passage au nord ouest africain ainsi que le bénéfice de l’organisation d’Al Qaida au Maghreb Islamique de ses revenus.

Les responsables de l’armée américaine ont indiqué à l’Algérie qu’ils sont au courant de la passivité du Mali dans la participation dans la lutte antiterroriste, et qui a été qualifiée par un général algérien de « banque pour les terroristes »
Une correspondance classée secrète adressée par l’ambassadeur américaine David Pearce en date du 25 octobre 2009 au secrétariat d’état des affaires étrangères, a indiqué que l’assistante du vice secrétaire d’état américain de la défense en charge de l’Afrique « Vicki Hodislnon » a informé les responsables algériens durant sa visite en Algérie, et à leur tête le ministre délégué auprès du ministère de la défense nationale, le général major Abdelmalek Guenaizia, que les USA sont inquiets que le royaume marocain ne devienne un lieu de rencontre pour les trafiquants de drogue colombiens, dont les revenus sont destinés à l’organisation d’Al Qaida au Maghreb islamique.
La responsable américaine a affirmé que les autorités marocaines sont très souples avec la situation. Le rapport établi par le site Wikileaks a indiqué que le ministre Abdelmalek Guenaizia a informé la responsable américaine que « le Mali est très passive vis-à-vis du plan de la lutte antiterroriste  dans la région du Sahel. » Le ministre algérien de la défense avait révélé que l’Algérie a respecté ses engagements quant à la formation et l’entrainement de l’armée marocaine, et a contribué pour le règlement de la question des touaregs rebelles, mais que le volet financier n’a pas montré « la bonne volonté » dans la lutte antiterroriste. Le rapport a ajouté que le général Mohamed Allali, directeur d’archivage et de la sécurité extérieure, a révélé que le Mali est souple avec la question de rançon. Le général algérien a qualifié le Mali de « banque de terroristes », affirmant la nécessité de l’élimination de la banque financée par trois grandes familles riches et influentes dans le pouvoir et qui protègent les terroristes.