Même les transfuges se sont révoltés contre la sauvage répression marocaine

Sur la photo Guejmoula Ebbi, une transfuge sahraouie. Selon le journal qui la publie, Assabah, celui qui se trouve avec elle est le président du groupe de son parti, le PPS, le parti du grand illuminé Khalid Naciri, ministre marocain de la communication. Toujours selon le même journal, le responsable de Guejmoula est en train de la réprimander pour son intervention au Parlement sur les évènements que la ville d’El Aaiun, capitale du Sahara Occidental occupée par le Maroc, a connu lors de l’implantation du camp de Gdeym Izik. Des déclarations qui, apparemment, ont fait la polémique, si l’on croit l’agence espagnole Europa Press.

Si l’AMDH était la seule organisation a casser le mur du silence sur la vérité de ce qui s’est passé à El Aaiun, Guejmoula Ebbi a contesté la version officielle selon laquelle les « fauteurs de trouble » étaient des sahraouis à la solde du Polisario et l’Algérie et que les seules victimes de l’agression marocaine étaient des membres des forces de l’ordre.

Un autre transfuge, Ramdan Messaoud, toujours selon Europa Press, a condamné les « fortes pressions » exercées sur Guejmoula « pour avoir dénoncé les graves violations des droits de l’homme subies par la population sahraouie après le « lundi noir ». 


Ramdan Messaoud est le président d’ASADEH. Son initiative de condamner la répression marocaine contre le camp de Gdeym Izik est louable, mais le fait que son association soit reconnue par le Makhzen, jette les suspicions sur sa nature, parce que le gouvernement marocain refuse de reconnaître les autres associations sahraouies de défense des droits de l’homme, même à la demande des organisations internationales reconnues.