Le Polisario au centre d’une conférence internationale le 25 Septembre à Alger. / La position marocaine de plus en plus intenable

Le POLISARIO continue son périple et ne désespère pas pour faire valoir ses droits et interpeller l’opinion internationale sur les violations des droits de l’homme dans ses territoires occupés par le Maroc.

Les événements se suivent à une cadence supérieure par l’organisation cette fois ci d’une conférence internationale sur le droit des peuples à la résistance avec comme référence la problématique de l’autodétermination du peuple sahraoui devant l’occupant marocain .Les participants , entre autres les mais de la cause sahraoui pour laquelle 80 pays viennent de se rallier à sa cause auront a traiter de cette problématique de colonie qui reste la dernière dans le continent africain pars que tous les peuples aient pu recourir à leurs libérations. 

Cependant la conférence internationale aura du pain sur la planche puisqu’elle aura certainement à chercher plus loin les raisons d’un tel refus de la part du monarque marocain à autoriser à ce peuple son indépendance ou plutôt son autodétermination puisque bafouant même le principe de l’égalité internationale. La conférence se tiendra dans un contexte particulier marqué par la tenue de la conférence générale de l’ONU et de l’assemblé, des droits de l’homme à Genève (Suisse).

Pour Mahrez lamari président et soutient à cette occasion que cette conférence se propose d’être une « tribune » et un « espace » pour réaffirmer encore une fois le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et lui reconnaître le droit à la résistance devant l’occupant marocaines. D’ores et déjà les organisateurs annoncent la participation de 70 Sahraouis militants des droits de l’homme venant des territoires occupés pour apporter leurs témoignages sur les transgressions dont sont victimes les sahraouis de la part de l’occupant marocain. Cette participation des militants sahraouis des droits de l’homme intervient après celle de l’Université d’été et notamment après celle des étudiants internationaux organisées à l’université de Bouzaréah à Alger. 

L’ambassadeur sahraoui à Alger joint, hier, par téléphone croit dur comme fer à la liberté de son peuple conformément aux instructions du conseil de sécurité et estime , en outre,que cette conférence tombe à point nommé pour apporter un autre soutien moral et politique au peuple sahraoui dans sa lutte pour le recouvrement de son indépendance. « Nous sommes convaincus que le jour de la victoire viendra tôt ou tard », note Brahim Ghali qui considère que le rendez-vous des 25 et 26 septembre devra être mis à profit pour faire entendre la voix de la résistance sahraouie aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU et ceux de l’AG qui seront en conclave à New York. 

Le coordinateur de la conférence, en l’occurrence le Dr Saïd Ayachi, contacté, hier, à quelques encablures de la tenue de ce grand rendez vous ,soutient à cette occasion que cette conférence se propose d’être une « tribune » et un « espace » pour réaffirmer encore une fois le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et lui reconnaître le droit à la résistance devant l’occupant marocain. « Ce sera une excellente opportunité pour dénoncer les violations massives et répétées des droits de l’homme au Sahara.

Le Dr Saïd Ayachi parlera notamment du soutien à la paix et à la justice au Sahara occidental par l’appui au droit pour le peuple sahraoui à un référendum d’autodétermination, du soutien à la résistance « pacifique » du peuple sahraoui dans les territoires occupés ou encore de rompre « l’embargo » médiatique imposé par l’occupant marocain aux populations sahraouies et mettre fin à la «spoliation » des ressources naturelles. 

A l’évidence l’Algérie restera en dépit de toutes els diatribes marocains surtout celles du Monarque lui-même une vraie tribune pour les sahraouis pour l’internationalisation de leur cause, dernière colonie du continent africain. Le Maroc connaît la valeur d’un tel soutien de la part de l’Algérie puisqu’il ne cesse à travers ses chaînes satellitaires à nous culpabiliser « pour nos manoeuvres désespérées » puisque ayant des intérêts dans la région. Signalant toutefois que les violations des droits de l’homme au Maroc sont devenues monnaies courantes même envers les marocains eux même dont le dernier communiqué diffusé par la presse marocaine et signé par la coordination marocaine des droits de l’homme.

Nadira Foudad

Le Citoyen, 2/9/2010