La France : Véritable ennemi du peuple sahraoui

Répression bénie ? 


Ce dont on est sûr […] c’est que tout le monde sait qu’au Sahara occidental, le Maroc réprime à tout-va.

Le Maroc de Mohammed VI viole régulièrement les droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental. Dans ce pays envahi militairement en 1975, les atteintes aux droits de l’homme sont sélectives. Comme dans toutes les histoires de colonisation, elles touchent les autochtones et non pas les colons. Dernièrement, les Marocains ont élargi la répression à des ressortissants espagnols, venus des Canaris se solidariser avec les Sahraouis pour dénoncer justement «les violations flagrantes des droits humains et l’occupation illégale du territoire par le Maroc». Ils ont eu droit aux geôles et parmi eux certains gardent visible la trace des matraques, alors que Mme Carmen Roger se retrouve, malgré ses 50 ans, avec un œil au beurre noir. Juste un plaisir circonstanciel, un prolongement à la marocaine du feuilleton de Melilla ? On n’en sait trop ! Ce dont on est sûr par contre, c’est que tout le monde sait qu’au Sahara occidental, le Maroc réprime à tout-va. Aujourd’hui, personne ne peut prétendre ignorer les sauvageries pour lesquelles Ban Ki-moon est saisi plus régulièrement que sur la cruauté sioniste en Palestine. Tout le monde est au courant, les dénonciations pleuvent, l’UE demande à Rabat de s’améliorer sur les droits de l’homme, Christopher Ross dit le tracas que lui cause la protection des droits humains dans l’ancienne colonie espagnole, des ONG de renom condamnent et exigent, mais c’est vain ! Rabat bénéficie de la même impunité qu’Israël. La France, réputée pays des libertés avant de s’enfermer dans le projet de la «déchéance», ne veut pas que quelqu’un vienne freiner les «bienfaits» que son protégé dispense dans les villes occupées du Sahara occidental. Et dans ce bas monde, il n’y a que la France qui s’oppose à la protection des droits humains dans un territoire reconnu pourtant internationalement non autonome. Comme si elle avait livré sa guerre de cent ans aux Sahraouis et non pas aux Anglais ! Le règne de la répression peut-il être éternel ? A trop tirer sur la corde, elle finit par casser ! Le gouvernement marocain devra «assumer l’entière responsabilité des conséquences pouvant découler des violations répétées… «, avertissait M. Mohamed Abdelaziz, le président sahraoui, dans son dernier courrier à Ban Ki-moon. 
M. Z.  (mohamed_zaaf@yahoo.fr)

Le Jeune Indépendant, 30/8/2010