La violence redouble contre les activistes sahraouis

Droit de l’homme au Sahara occidental / La violence redouble contre les activistes sahraouis

Les forces de répression marocaines poursuivent leur violence contre les activistes sahraouis des droits de l’homme et haussent le niveau de brutalité contre ces deniers à chaque fois que le roi Mohamed VI prononce un discours encouragent le poursuite de l’occupation du Sahara occidental. 

Des sources sahraouies dans les territoires occupés ont rapporté jeudi dernier, que les militants sahraouis des droits de l’homme, Hamed Hmad, Brahim Sabbar, Sultana Khaya et Anassiri, et même un observateur mexicain nommé Antonio Velázquez, ont été victimes d’exactions de la par des services de répression d’occupation marocains. Cette fois-ci, ces services s’en sont pris à ces militants au moment où ils accueillaient un groupe d’activistes des droits de l’Homme qui revenaient d’Algérie, où il avait participé à l’Université d’été tenue à Boumerdes, a-t-on précisé. «Comme de coutume chez la police marocaine, des dizaines d’agents en uniforme et de Groupes urbains de sécurité avaient envahi, des heures avant, toute la zone, prêts à agir» a rapporté l’agence de presse sahraouie citant des témoins oculaires. L’agence a ajouté qu’à peine les activistes, les policiers marocains «se sont violemment lancés sur la foule, assénant des coups de poings, de coups de pieds et de matraques, aux militant qui ont été «traînés sur le sol». Un observateur étranger témoin de la scène et «complètement indigné», a dit qu’on vit dans les territoires occupés du Sahara Occidental une « guerre de basse intensité », déplorant que la Communauté Internationale, et notamment la MINURSO, qui est sur place là-bas, «ne fassent rien». Cet ami des Sahraouis a regretté que ce soit de «simples touristes qui viennent dans les territoires occupés «pour faire foi de cette situation et en informer le monde entier par la suite». Face à cette escalade de la répression, le Front Polisario a «fermement» condamné l’agression. «La communauté internationale ne peut pas continuer à tolérer les abus de l’Etat marocain à l’encontre des citoyens sans défense, dont leur seul crime est d’appeler pacifiquement à permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination et l’indépendance, à travers un référendum libre, équitable et impartial», a écrit le président de la République, Mohamed Abdelaziz, au Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon. Abdelaziz a ainsi, appelé l’ONU à «assumer sa responsabilité entière dans la protection des droits de l’homme au Sahara Occidental, dans l’attente de la décolonisation de ce territoire occupé par le Maroc depuis plus de trois décennies». Il a réaffirmé à cet égard, «la nécessité de la création d’un mécanisme onusien chargé de cette mission», invitant l’ONU à faire pressions sur le gouvernement marocain afin qu’il se conforme au droit international et mettre fin aux violations flagrantes des droits de l’homme au Sahara occidental. «Le gouvernement marocain doit assumer l’entièrement responsable des conséquences qui peuvent en découler de ces violations répétées, visant à saper les efforts de la communauté internationale devant parvenir à une solution juste et définitive du conflit au Sahara occidental et instaurer la paix et la stabilité dans la région», a-t-il souligné dans cette lettre à Ban Ki-moon. Les autorités marocaines continuent malheureusement de défier la communauté internationale, aidées qu’elles sont par des puissances étrangères dont la France dans leur sale besogne contre les Sahraouis.

Le Citoyen, 27/8/2010