APSO/ASVDH : Agression policière marocaine contre Sahraouis et étrangers

Des militants sahraouis des droits de l’homme et des civils espagnols et méxicain ont été blessés dimanche 22 août au soir, après une intervention brutale des forces de police marocaines dans la ville de El-Aaiun, au Sahara Occidental.

Les mesures de sécurité ont été fortement renforcées dans la ville avant l’arrivée de cinq activistes sahraouis des droits humains de retour d’une visite à Alger. Les activistes sont Sultana Khaya, Brahim Sabbar, Neama Asfari et Mhamed Hammad et Hamada Al-Ismaili

Les forces de police marocaines ont attaqués le groupe de militant à leur arrivée devant la maison familiale du militant Hammad Hammad où il était prévu de fêter leur retour.

Dans l’attaque, le journaliste mexicain Antonio Velazquez Diaz présent sur place, a été sérieusement blessé. Les policiers ont d’autre part frappé sans retenu les trois observatrices espagnoles Emma Pomar Lax, Pilar Almundera Fortuno Aguiran et Isabel Terraza Rebollo, ainsi que de nombreux citoyens sahraouis.

Pour sa part, le militant sahraoui des droits humains, Neama Alasfari, membre de la délégation a indiqué que le Wali de la préfecture et le Bacha avaient personnellement supervisé les opérations et donné des ordres pour les interventions violentes.

L’activiste Sultana Khaya qui a été blessée au niveau de l’œil, a déclaré que les forces de police avait l’intention de les enlever, et que cela avait été empêché par le soutien des citoyens sahraouis venus assister à la réception.

Pendant ce temps, des affrontements violents dans l’avenue du Smara opposaient des agents de la police marocaine en uniforme et en civil et des dizaines de citoyens sahraouis manifestant en signe de protestation contre l’interdiction de s’approcher de la résidence de l’activiste de Hammad Hammad.

APSO/ASVDH El Aaiun,  23 août / 27 aout 2010
Sahara occidental

ADDITIF:
Dans la nuit de cette attaque, les observateurs étrangers, bloqués dans la maison de l’activiste Hammad Hammad du fait de l’encerclement de la police, ne sont pas senti soutenus de façon satisfaisante par le représentant à Agadir de l’ambassade d’Espagne au Maroc.
Ils ont donc enregistré un appel inquiet aux médias, informant de la situation.