Quand la presse Espagnole livre des témoignages: Les otages espagnols libérés contre le paiement d’une rançon de 8 millions d’euros

Rubrique : Actualités du Maroc et d’Algérie
Les autorités maliennes ont libérés le dénommé Omar Sahraoui, principal suspect dans l’enlèvement des ressortissants espagnols en novembre dernier en Mauritanie. Cet élargissement est intervenu dans le cadre d’un accord de la libération des otages espagnols



Un des membres de la famille de Sahraoui,  son cousin Mohamed a révélé à l’AFPque la libération avait eu lieu juste avant la libération des deux espagnols. Les médias ont rapporté, citant des sources locales à Bamako que la  libération du commanditeur de l’enlèvement des espagnol, Omar Ould Sidi Ahmed dit  Omar Sahraoui a été précédé par la signature d’un accord financier conclu grâce à des médiateurs des tribus du nord du Mali pour la de l’Espagne.  Le Mauritanien âgé de 52 ans a été libéré à l’issue d’un procès expéditif par la Cour pénale Nouakchott. Le mois dernier il avait pourtant été condamné à 12 ans emprisonnement avec travaux forcés selon le journal espagnol El Païs. Les quotidiens «El Mundo » et «ABC» ont révélé quant à eux le versement par le gouvernement espagnol d’une rançon estimée à sept millions d’euros au grand  pour le bénéfice du Groupe salafiste pour la prédication et le combat. Cette information a été confirmée par une source au nord du Mali. L’un des médiateurs a révélé à l’AFP que le groupe salafiste avait reçu huit millions d’euros de la part du gouvernement espagnol en échange des otagesIl a été également annoncé par l’organisation du GSPC que les otages ont été libérés contre certaines de ses exigences. Le chargé de communication Said Salah Abou Mohammed a diffusé cette information sur le site Web du journal espagnol El Pais.  Dans ce communiqué, il est reproché à la France et à ses politiciens d’avoir agis de manière irresponsable, frivole et traitre.  A leur arrivée à Bracelone les otages libérés ont évoqué les dures conditions de leur incarcération. Cela dit, ils affirment avoir été bien traités : « nous vivions comme nos ravisseurs, dans des conditions très difficiles a révélé Roque Pascual. Son consort, Albert Vialta qui s’appuyait sur une béquille en raison d’une blessure occasionné par une balle qu’il avait reçu au cours des ses neufs mois de détention s’est dit fier des efforts déployés par le gouvernement espagnol et la solidarité de l’opinion publique espagnole. Pour sa part, le Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero a déclaré que de tels actes terroristes ne devraient plus jamais arriver. Il ne donnera néanmoins aucun détail sur les conditions de cette libération. Il ne manquera pas de remercier toutefois les gouvernements du Mali, de la Mauritanie et du Burkina Faso pour leur rôle dans le dénouement de cette affaire.