Les errances d’un roi paumé

Le roi du Maroc a parlé. Son discours semble être l’écho de ses anciens discours, à force de répéter la même chose. « Intégrité territoriale, autonomie, régionalisation ». On dirait que c’est tout ce qu’il sait dire ou tout ce que ses conseillers lui ont appris. 
Hassan II, selon des déclarations de Kadhafi était disposé à accepter la paix au prix d’un Etat sahraoui indépendant. Le nouveau gamin assis sur le trône marocacin et ses acolytes se croient plus visionnaires. Ils utilisent la même tactique de la provocation, mais dopée d’une dose élevée de violence, comme la récente agression sur l’enclave de Melilla ou l’occupation de l’ïlot de Persil. Sans jamais afficher les véritables revendications qui sont, on le sait, toujours liées à l »occupation du Sahara Occidental, ce territoire désertique qui fait baver les souverains marocains. Mais, pour le gouvernement socialiste espagnol, « tout est oublié » et les relations sont « excellentes » même si Melilla a dû supporter l’embargo de la meute de Mohamed VI. Et même si les terroristes qui ont exécuté les attentats de Madrid en 2004 sont marocains.
Mais notre ami le roi, pour rappeler le livre sorti sur les « péripéties » de son père, n’a pas le courage de parler de ces incidents dans son discours. Comme il n’a jamais les atrocités commises par l’Etat hebreu contre la population civile de Gaza. Au contraire, pour renouveler son allégeance au lobby sioniste, il rompt les relations avec deux des Etats qui affichent le plus de soutien avec la cause palestine : le Vénézuela et l’Iran. 
Mokhtar Kasbani, secrétaire généralu Conseil Supérieur des Antioquités égyptien, avait toutes les raisons du monde de demander la destitution de Mohamed VI en tant que président du Comité Al-Qods. Si Hassan II livrait des renseignements aux israéliens sur les intentions des arabes envers Israël, Mohamed VI a décidé de rendre cette complicité et cette alliance officielles. Se jeter dans les bras sionistes est un grand signe de faiblesse, c’est le dernier cri de secours dans l’espoir de garder le Sahara Occidental. N’a-t-il pas offert le territoire marocain pour les pratiques de torture pour la CIA? Seulement, à présent, ni la CIA nio Barack Obama ne sont disposés à acheter les services du Maroc. Les Etats-Unis s’orientent plutôt vers l’Algérie, les multiples délégations de tout genre qui se sont rendus à Alger en sont témoin. Les agissements américains dans la région dérangent Paris et Tel Aviv n’est pas contente de la position algérienne qui exige la transition dans le poste de secrétaire général de la Ligue Arabe. C’est le secret de la nouvelle alliance franco-maroco-israélienne contre les algériens et les sahraouis qui ne veulent pas se soumettre au dictat des puissances impérialistes.