«Le soutien de la France au Maroc ne nous fera pas reculer»

«L’échec de la communauté internationale dans la décolonisation du Sahara occidental et le soutien de la France au Maroc dans sa politique d’intransigeance et sa fuite en avant ne peuvent en aucun cas faire renoncer le peuple sahraoui à la lutte qu’il mène pour recouvrer ses droits légitimes à la liberté et à l’indépendance», a déclaré avant-hier l’ambassadeur de la RASD en Algérie, Brahim Ghali.

M. Ghali qui s’exprimait au Musée militaire algérien, à l’occasion de la Journée du moujahid à Alger, a souligné que «les deux peuples frères partagent une histoire commune dans la lutte contre le colonialisme». Le diplomate sahraoui a entre autres indiqué que les deux peuples «ont été contre les colons français en Algérie et contre l’occupation marocaine du Sahara occidental qui se poursuit jusqu’à nos jours».
Depuis quelques mois, les tirs croisés des responsables sahraouis contre la France ne cessent de s’amplifier, au point que le président de la RASD, Mohamed Abdelaziz, avait directement interpellé le gouvernement français pour plus de neutralité et pour ne pas s’impliquer dans le conflit dans une interview accordée au Jeune Indépendant. 
Les Français continuent sciemment de soutenir le royaume du Maroc dans le dossier du Sahara occidental. Ceci en allant jusqu’à rejeter à deux reprises une proposition du Conseil de sécurité de l’ONU d’élargir les prérogatives de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) afin d’englober la protection des droits de l’homme objets de violations maintes fois dénoncées par les ONG. Dès lors, le Front Polisario ne cesse de désigner le côté français comme principale source de blocages du processus de décolonisation au Sahara occidental.
Toujours à propos de la question sahraouie, le président de la commission parlementaire algéro-sahraouie d’amitié et de fraternité, Tayeb L’houari, a réitéré «la position de soutien de l’Algérie et du peuple algérien à la juste cause du peuple sahraoui et son droit à l’autodétermination et à l’indépendance». Dans le même sillage, M. Houari a tenu à dénoncer «l’intransigeance du gouvernement marocain et ses violations contre les civils sahraouis dans les zones occupées de Sahara occidental».
Il convient de citer la cérémonie qui s’est déroulée au Musée militaire algérien en présence d’une délégation des cadres de l’université Mahfoud-Ali-Beiba qui se tient du 1er au 28 août 2010, à Boumerdès, ainsi que la société civile, en compagnie des représentants du mouvement de solidarité avec le peuple sahraoui en Algérie, comme le Cnasps.

Le Jeune Indépendant, 21/8/2010