Hajetna : « Le court métrage, « La victime », reflète les brutalités subies par le peuple sahraoui »

La jeune cinéaste sahraouie, Hajetna Mohammed Didi, est la productrice du court métrage « la victime », projeté à l’occasion de la 7e édition du cinéma, ayant eu lieu au Sahara Occidental, il y a quelques jours.
Elle a accepté de répondre à nos questions dans cet entretien, dans lequel elle a abordé le problème du mur de séparation et les mines antipersonnel.
• Comment l’idée du film « la victime » vous est venue ?
• Les souffrances du peuple sahraoui et la tragédie d’un jeune Sahraoui m’ont donné l’idée de ce film « la victime ». Le film analyse le problème de l’implantation des mines antipersonnel qui ont fauché des centaines de vies des citoyens sahraouis. Le film a pour objectif, également, d’éveiller la conscience de l’opinion internationale sur les souffrances auxquelles fait face le peuple sahraoui, privé de sa liberté. « La victime » c’est le titre donné à ce court métrage pour relater les douleurs de ce jeune sahraoui, Ibrahim El Hocine, victime de l’explosion d’une mine antipersonnel lors des manifestations d’avril 2009, dans laquelle il a perdu ses deux jambes.
• Avez-vous bénéficiez d’une quelconque aide financière pour la réalisation de cet ouvrage ?
• Malheureusement, la seule aide que nous avons reçue venait d’un jeune espagnol qui nous a offert un laptop, nous avons utilisée une caméra HD ordinaire et malgré le manque de moyens, nous avons réussi à réaliser ce film et mettre en évidence le vécu dur du peuple sahraoui et le problème des mines.
• Un grand public est venu assister à la projection de votre film lors du dernier festival, avez-vous d’autres projets en perspective ?
– Après « la victime », nous souhaitons produire un autre film « le brave fils du Sahara occidental », un court métrage aussi, mais vu le manque de moyens, le projet est en suspens, en attendant de pouvoir réaliser des longs métrages afin de rapporter la réalité et les brutalités subies par le peuple sahraoui.