Le Maroc veut y prendre part et dénonce sa marginalisation par l’Algérie

Par H. Yes
L’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, M. Mohamed Loulichki a implicitement critiqué l’exclusion de son pays de la coordination sécuritaire et de la coopération militaire qui se tient entre les pays du Sahel dans le cadre de la lutte antiterroriste, qui s’est soldée par le sommet d’Alger des ministres des Affaires Etrangères. Il a notamment expliqué la volonté et la prédisposition du Royaume Marocain à prendre part à l’ensemble des bonnes initiatives, visant à lutter contre le terrorisme.
Lors d’un débat qui a été lieu, avant-hier, au conseil de sécurité de l’ONU, M. Loulichki a parlé des peines imposées sur les mouvements d’Al Qaida et des Talibans. Il a, dans ce cadre, expliqué que l’expérience a clairement prouvé que face à l’importance et la complexité des moyens que les groupes terroristes peuvent s’en procurer, il serait tort de prétendre lutter contre le terrorisme par les moyens individuels ou par la coopération avec des groupes précis de partenaires en excluant d’autres ».
Il est à noter que le diplomate marocain ciblait indirectement la rencontre des ministres des affaires étrangères des pays du Sahel, sous l’égide de l’Algérie, le 16 mars dernier, sont le Maroc n’a pas apprécié le fait de ne pas y être invité. L’Algérie a, pour sa part, répondu à la protestation du Maroc, en expliquant que sur le plan géographique et géostratégique, le Maroc n’appartient pas à cette région et qu’il n’est, de ce fait, pas concerné par la coopération sécuritaire et militaire
Le diplomate marocain a considéré que la région du Maghreb arabe à laquelle appartient le Maroc ainsi que la région du Sahel sont exposées à des menaces terroristes et que les efforts nationaux restent insuffisants tant qu’ils ne sont pas fournis dans un climat de partenariat et de confiance mutuelle.
El Khabar, 13 mai 2010

13-05-2010