N’autre vision : Pillage au nom de la résolution 1920

L’Etat français se trouve à l’origine des traitrises du système marocain qu’il appuie dans sa violation des droits humains au Sahara occidental occupé…
M. Z. (mohamed_zaaf@yahoo.fr )
La résolution 1920 du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental, de fraîche date, proroge le mandat de la MINURSO d’une année supplémentaire. Ce qui apparaît comme un coup de pouce à la doctrine expansionniste du Maroc cultivée telle une 2eme religion mais ce qui constitue aussi une dure pénalité pour le peuple sahraoui, dont la patience touche à ses limites, comme le reconnaissent ses dirigeants.
La résolution 1920, si elle rallonge de toute une année les souffrances des populations sahraouies et leur exil forcé de plus de trois décennies, elle autorise en revanche, les forces d’occupation marocaines à poursuivre tranquillement les sauvageries qu’ils dispensent à tout Sahraoui refusant le fait accompli marocain. Par la force, l’occupation marocaine soumet les Sahraouis, pille leur richesse, et les pillera encore pour toute une année. La résolution 1920 n’a rien prévu pour mettre fin au pillage des richesses du Sahara occidental par le colonisateur marocain ni, et là c’est dramatique, pour permettre une protection des populations civiles confrontées à longueur d’année à la brutalité des forces marocaines, désormais appuyées de milices coloniales. Ces violences bestiales restent sans lendemain, malgré les nombreuses protestations de par le monde. Une impunité qui rappelle les propos de Shimon Peres qui à la veille de l’agression de Gaza disait, rassurant, à ses hordes qu’ils pouvaient y aller sans du tout s’inquiéter sur l’image d’Israël. Les forces de répression marocaines peuvent y aller sans se faire de soucis, Paris, veillera au grain. L’Etat français se trouve à l’origine des traitrises du système marocain qu’il appuie dans sa violation des droits humains au Sahara occidental occupé alors qu’il se revendique comme le pays des libertés, affirmait Waddadi Cheikh Ahmed, coordinateur sahraoui auprès du Parlement de l’Union Africaine. Dans une interview publiée hier par le quotidien El Ahdath, Cheikh Ahmed, déplorait en outre, le pillage scandaleux des richesses minières et halieutiques sahraouies. Une exploitation illicite qui suscite la désapprobation alors que les produits originaires des territoires occupés connaissent un début de boycot international. Comme ce qui se passe avec Israël…
Le Jeune Indépendant