Trois journées avec le Président Houari Boumédiène

C’etait au terme d’une enquête sur le coton à l’époque cultivé sur la plaine du Chelif que je reçu une convocation au siège de la Mairie de Saida un week end ( mi-juillet 1972)pour participer au volontariat (touiza)de La Révolution agraire algérienne tel le conçue par le Président Boumédiène et mise en oeuvre à partir de 1971 ;le lendemain l’illustre Président ne se fit pas attendre par quelque 2000 étudiants massés dans le Salon des expositions de la Foire internationale d’emblée il nous sensibilisa au fait que la promotion du monde rural était une nécessité absolue,cette paysannerie qui a hébergé la Révolution armée méritait notre gratitude d’autant plus que ce sont ses enfants ruraux qui ont pris au pied levé la gestion de l’immense domaine foncier usurpée par des européens ; il était là de bonheur avec sa crinière de Lion qui avait imposé la nationalisationdes hydrocarbures ;il nous exhortait à nepas marginalisé ce potentiel de ressources naturelles pour le bien être des futurs générations car disait il si les ainés avaient payé le tribut du sang ,nous devions payé le tribut de la sueur et de la créativité; il fallait proumouvoir le iveau de vie en milieu rural et l’intensifier de la production, de lutter contre le sous-emploi et d’aménager l’espace rural. il organisa une réception pour nous étudiants que nul président n’avait daigné nous recevoir et nous partimes pour vacciner homme et cheptel ,pour assainir puits et sources,pour récolter les fruits et le grain ,c’était l’age d’or de l’économie solidaire;et nous fumes récompenser par des centaines de bourses d’études vers l’europe les USA ,l’océanie et mêm des bacheliers comme Hennoun Abdelkrim eurent droit à une bourse ce qui n’est pas lecas de nos jours
Né le 23 août 1932 à Heliopolis, près de Guelma, dans une famille de paysans pauvre ,Ahmed Boukharouba connu sous le prestigieux nom de Houari Boumédiène avait déjà vécu très jeune les événements sanglants du 8 mai 1945 à Sétif et à Guelma, dont il dit plus tard : « Ce jour-là, j’ai vieilli prématurément. L’adolescent que j’étais est devenu un homme. Ce jour-là, le monde a basculé. Même les ancêtres ont bougé sous terre. Et les enfants ont compris qu’il faudrait se battre les armes à la main pour devenir des hommes libres. Personne ne peut oublier ce jour-là. »
Durant les années quarante, il entreprit des études coraniques à l’institut Kettania de Constantine, puis les poursuivit à l’institut Zitouna de Tunis ;après une longue traversée du désert lybien il se dirigea par la suite vers l’institut al-Azhar du Caire.
En 1955, il retourne en Algérie où il rejoint les rangs de l’ALN (Armée de libération nationale). Très vite, il se fait remarquer par sa persévérance et occupe le poste de Chef d’état-major. Une fois l’indépendance acquise, il devint vice-président et ministre de la Défense du Conseil de la Révolution qui est alors présidé par Ben Bella. Ne partageant pas les orientations politiques de ce dernier, il décide le 19 juin 1965 de mener un réajustement au terme duquel il devient le nouveau président de l’Algérie. Sous sa direction, il entreprit plusieurs actions en vue d’estomper sur le plan intérieur, les tensions nées de la guerre d’indépendance. En 1968, il réussit à faire évacuer la dernière base militaire occupée par la France à Mers el Kébir (Oran) ; alors que sur le plan économique, il opte pour le modèle socialiste, il construisit sur la base de ce choix beaucoup d’usines et d’écoles, et contribua surtout, le 24 février 1971, au nom du principe de la récupération des richesses nationales, à la nationalisation des hydrocarbures, au grand dam de la France.
Cette nationalisation réussie conféra à Boumédiène une importante dimension internationale; En effet, Boumédiène venait de réussir là où l’Iranien Mossadegh avait échoué. L’année 1973 lui donne une nouvelle fois l’occasion d’affirmer son influence sur le plan international en organisant avec succès le sommet des non-alignés auquel les plus grands dirigeants du Tiers-Monde de l’époque ont assisté, il s’en suit dès lors une période durant laquelle l’Algérie de Boumédiène offrit un soutien très actif aux différents mouvements de libération d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, et c’est en véritable leader du Tiers Monde qu’il se déplaça en 1974 à New York, pour prendre part à une réunion spéciale de l’Assemblée générale de l’ONU sur les matières premières qu’il a lui-même convoquée au nom des non-alignés, il prononça à cette occasion un discours EN ARABE pour la première fois dans l’histoire par lequel il exposa une doctrine économique, appelant entre autres à l’établissement d’un nouvel ordre économique international plus juste, qui prendrait en compte les intérêts du Tiers Monde. En 1975 il accueille le premier sommet de l’OPEP par le biais duquel les membres du cartel ont pu définir une politique pétrolière concertée. Dans le sillage de cette même réunion, il parvint à sceller la paix entre l’Iran du Chah et l’Irak de Saddam Hussein. Sur le plan intérieur, il fit voter en 1976 une charte en vertu de laquelle il promulgue la constitution d’une Assemblée législative ainsi que la création du poste de président de la République, soumis au suffrage universel.
À partir de l’année 1978, les apparitions publiques du président Houari Boumédiène se font de plus en plus rares, il s’est avéré qu’il souffrait d’une maladie du sang, la maladie de Waldenström,sa mort soudaine survint le 27 décembre 1978.
Saidabiida blog