L’ONU veut une sortie du statu quo

Le Conseil de sécurité adopte la résolution 1920 sur le Sahara occidental
Le Conseil de sécurité presse le Maroc et le Polisario de trouver une solution rapide et durable au conflit et de sortir du statu quo qui perdure depuis plusieurs années.
«Le Conseil demande aux parties de poursuivre les négociations sous les auspices du secrétaire général, sans conditions préalables et de bonne foi, en tenant compte des efforts faits depuis 2006 et des faits nouveaux survenus depuis, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui pourvoit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental», souligne la résolution 1920 adoptée avant-hier à l’unanimité des 15 membres du Conseil de sécurité.
La résolution demande à nouveau aux parties et aux Etats de la région de coopérer «pleinement avec l’ONU et les uns avec les autres pour mettre fin à l’impasse actuelle et aller de l’avant vers une solution politique», souligne le Conseil de sécurité qui invite les parties à faire preuve d’une plus grande volonté politique et d’œuvrer en vue d’une solution.
Réaffirmant leur soutien à l’envoyé personnel du secrétaire général, Christopher Ross, et à l’action qu’il mène pour faciliter les négociations, les 15 membres du Conseil de sécurité ont considéré que la poursuite du statu quo n’est pas acceptable à long terme et qu’»il est essentiel d’enregistrer des progrès dans ces négociations pour améliorer tous les aspects de la qualité de vie du peuple du Sahara occidental». Le mandat de la Minurso a été sans grande surprise prorogé jusqu’au 30 avril 2011, sans pour autant doter celle-ci d’un mécanisme de supervision des droits de l’homme, comme réclamé par la partie sahraouie et les ONG.
Dans sa réaction à l’adoption de la résolution 1920, le porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères a souligné que l’Algérie a accueilli avec un intérêt renouvelé l’adoption de la résolution 1920 et salue la constance du Conseil de sécurité dans ses efforts en vue de trouver une solution juste et définitive à la question du Sahara occidental à travers l’exercice par le peuple de ce territoire de son droit à l’autodétermination sur la base des principes et objectifs de la charte de l’ONU.
Réaffirmant la disponibilité de l’Algérie à assister l’ONU pour le succès des négociations entre les deux parties au conflit, le ministère des Affaires étrangères a rappelé «les obligations des Nations unies et de ses institutions, notamment le Haut-Commissariat aux droits de l’homme, pour le respect, la garantie et la protection des droits de l’homme au Sahara occidental».
Y.M.
Le Jeune Indépendant