Des élus français dénoncent le parti pris de leur gouvernement 2 Mai 2010

Par : Larbi Graine
Des élus francais, dans les municipalités et les conseils regionaux, ont denoncé, hier, à Dakhla, dans les camps de refugiés sahraouis à Tindouf, la position du gouvernememt francais par rapport à l’affaire du Sahara occidental. Cyril Bouleaux, maire de Villeneuve-sur-Yonne, a estimé en marge d’une conférence sur « l’expérience démocratique dans la gestion des campements de réfugiés sahraouis » que la France ’’en bloquant’’ le processus menant vers la résolution du probleme, ’’est moralement responsable des violations des droits de l’Homme qui sont perpetrées dans les territoires occupés du Sahara occidental’’, avant d’ajouter que ’’le peuple sahraoui a le droit de voter et d’accéder à la liberté et à l’autodétermination». ’’Je souhaite, a-t-il poursuivi, que, ’’le gouvernement français n’utilise pas son droit de veto et laisse en tous cas le processus démocratique faire jour lui-même’’. ’’Les plus belles pages a-t-il encore dit, de l’ histoire du peuple sahraoui sont a écrire ensemble’’. Pour sa part, Omar Abdessalam, président de l’association des familles de détenus et disparus sahraouis a fait part de l’arrêt, par le groupe des 39 prisonniers, de la grève de la faim qu’ils avaient entamée 41 jours plus tôt. Parmi ce groupe, a-t-il revélé, figure une femme qui a fini par succomber à des troubles mentaux. Omar Abdessalam a salué la decison des detenus, la qualifiant d’’’appréciable » et jugeant que les militants sahraouis sont sur la bonne voie pour arracher leurs droits. De son côté, Tayeb Zitouni, président de l’Assemblée populaire communale d’Alger-centre et vice-président du Comité exécutif des cités et gouvernements locaux unis d’Afrique, a proposé à ses pairs présents à la conférence, la signature d’un appel destiné à l’Organisation des nations Unies et à la France «le seul pays du Conseil de sécurité de l’Onu, qui oppose son veto afin d’empêcher la mise en place au sein de la Minurso d’un mécanisme de surveillance de l’état des droits de l’Homme dans les territoires occupés du Sahara occidental ».
Le Midi Libre