Municipales 2020 : les Français, inquiets pour leur avenir, boudent les urnes et disent NON à Macron

Edition complétée lundi 29 juin – Les municipales : les Français, inquiets pour leur avenir, boudent les urnes et disent NON à Macron, par Jean LEVY

LA GREVE DES ELECTEURS

LA DEBÂCLE DES MACRONISTES

LES LISTES D’UNION CONDUITES PAR UN « VERT » GAGNANTES DANS LES METROPOLES

LA DROITE TRADITIONNELLE TRES IMPLANTEE DANS LES VILLES MOYENNES

LE PS REPREND DES COULEURS

60% de la France citadine ne s’est pas déplacée pour le deuxième tour des élections municipales. C’est le fait majeur de ce scrutin. Le divorce des citoyens avec le pouvoir ne cesse de s’amplifier. Après le rejet de Nicolas Sarkozy en 2012, celui de François Hollande en 2017, l’élection moralement truquée d’Emmanuel Macron – nous en avons la preuve avec l’affaire Fillon – la politique élyséenne ouvertement menée en faveur de la caste des gros actionnaires du CAC 40, a été rejetée par les citoyens en grève de vote.

Le rejet du macronisme s’est aussi concrétisé par la déroute des candidats se présentant officiellement comme LREM, ou liés à des LR camouflés quand ceux-ci étaient sortants. C’est ainsi que le clan de Macron et de ses associés à mordu la poussière à Bordeaux, Lyon, Strasbourg, Besançon, Poitiers, Nancy et reçu une raclée à Paris, tant convoité.

Certes, le Premier ministre s’est fait élire au Havre, capitalisant les voix du candidat du Rassemblement national et celles de petites listes absentes du second tour sur la base d’un rassemblement de fait anticommuniste. Quant aux voix « vertes », elles ont déserté également le camp antimacron.

A Toulouse, le maire sortant de droite a capitalisé les voix hostiles au rassemblement conduite par un écolo  » pour ne pas laissé les »gilets jaunes entrer au Capitole », aidé en cela par le n°2 de la liste PS qui a appelé à voter Moudenc !

Certes, ces villes perdues par la droite ont été gagnées par des listes regroupant le plus souvent les rescapés de ce qui reste des partis de gauche, agitant pour l’occasion le drapeau vert. Leur futur maire se réclamera certes de l’écologie. Ce qui permet aux plumitifs des perdants de parler de « vague », de « déferlante » verte sur la France.

En fait, ces nouveaux élus, sortis des urnes comme des diables, ne représentent souvent que la moitié des 40% de votants, et cela dans les villes, souvent métropoles, où les couches les plus pauvres de la population ne sont guère représentées. Certains parleront d’un vote « bobo ». En fait, les électeurs, pour battre le pouvoir et ses alliés, ont utilisé le vote porteur de l’idéologie du moment. Peu d’entre eux, sans doute, sont des adeptes de la « décroissance au moment où la misère sociale s’étend sur notre pays avec la perspective de 900.000 chômeurs de plus…

Reste la grande déculottée du parti de la finance et de son chef, Emmanuel Macron. Celui-ci voulait implanter politiquement son mouvement en France à travers les municipalités. Les Français, en faisant la grève du vote ou en mettant dans l’urne un bulletin anti-LREM, ont relégué les macronistes ouverts ou camouflés dans le clan des battus.

Mais le scrutin polarisé en grande partie contre Macron et sa caste n’a pas offert de bases claires de rassemblement populaire s’inscrivant dans une perspective de changement de société mettant en cause la domination économique et politique des classes possédantes. La souveraineté populaire et nationale n’ont pas fait partie des enjeux proposés par les listes d’opposition, ni en conséquence l’appartenance de la France à l’Union européenne. et donc la mise en tutelle de notre pays par la finance internationale..

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Tags : France, élections, politique française, municipales 2020, Macron, Les Verts, écologie,


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