Maroc : La RAM, symbole de la grande corruption et de népotisme

La compagnie aérienne marocaine Royal Air Maroc, un symbole de la grande corruption et de népotisme

La compagnie aérienne marocaine, Royal Air Maroc (RAM), est en crise, voire sur le point de la faillite. La société a présenté le 2 juillet un plan de sortie de crise qui comprend des licenciements au sein de son personnel naviguant: pilotes, hôtesses, stewards et personnel au sol. Le gouvernement marocain est intervenu pour accoter la campagnie à travers un soutien financier de l’ordre de 6 milliards de DH (+548 000 000 euro).

Mais que se passe-t-il dans les coulisses de cette compagnie aux pratiques douteuses ? La dernière en date est d’avoir augmenté, opportunément, les prix des billets étant donné qu’elle est l’une des seules compagnies -avec Air Arabia- à avoir été autorisées à reprendre des vols internationaux au Maroc, selon plusieurs témoignages.

Face à cette ignominie, le journaliste d’investigation Said Salmi s’est fendu d’un article sur sa page Facebook, produit à partir des données accablantes, sur l’ampleur, la structure et le développement de pratiques criminelles au sein de cette campagnie.

La compagnie la RAM demande aux Marocains de payer le prix de sa faillite sans leur expliquer où sont dépensées les importations de cette gigantesque entreprise, observe Salmi.

La même source a détaillé des pratiques scandaleuses au sein de la campagnie. Chaque année, le président de la RAM alloue environ 60 millions de dollars des fonds de la compagnie aérienne aux frais de consultation. Ces frais exorbitants ne sont pas, en fait, payés pour les services rendus, mais plutôt des « cadeaux » qui sont donnés à certaines personnes, coïncidence qu’elles sont des amis proches du président. À travers un simple examen des transactions financières de la RAM, il s’avère que son argent a été utilisé pour financer les fréquents voyages des amis du président en Espagne pour regarder des matchs de football entre le FC Barcelone et le Real Madrid, ou pour rencontrer leurs nombreuses petites amies répandues à travers l’Europe. Cela ne devrait surprendre personne lorsque nous savons que le président de la RAM a été nommé en raison de son lien familial avec Fouad Ali El Himma, le conseiller du roi, c’est-à-dire qu’ils sont mariés à deux sœurs, indique le journaliste.

Il y a quelqu’un qui occupe un poste de haut niveau (directeur général adjoint). Sa mission est de développer le marché, de créer une plus grande part de marché et de transférer la société à une plate-forme numérique plus avancée pour être compétitif dans un monde devenu complètement numérique. Ce directeur, qui gagne des milliers de dollars en indemnités de déplacement, possède des entreprises que la RAM paie pour des services qu’elles n’ont jamais fournis, en violation flagrante du principe de conflit d’intérêts. Cette même personne avait postulé pour travailler à la RAM à l’époque de son ancien président, Benhima, mais elle a été rejetée en raison de son manque d’expérience, ajoute Salmi.

Parmi les pratiques de corruption dénoncées également par Said Salmi, celui-ci indique que le responsable des relations publiques dans la RAM dépense des milliers de ressources de l’entreprise sur des soi-disant influenceurs sur les réseaux sociaux et des journalistes corrompus qui reçoivent d’innombrables avantages en espèces, et ils ne sont pas à la hauteur de la tâche qui leur est assignée.

Il y a une corruption sans fin qui gâche la RAM. C’est devenu si mauvais que des personnages notables, qui gagnent beaucoup d’argent pour leurs mauvaises performances. Elles descendent à des niveaux si méprisables au point qu’elles échangent des entrées à des festivals avec des centaines de milliers des billets d’avion, signale, entre autres, Said Salmi.

Source : Courrier du Rif, 16 jui 2020

Tags : Maroc, RAM, corruption, népotisme, malversation, pillage, faillite,

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