Maroc : Communiqué du journaliste Omar Radi

Communiqué
Tout d’abord, un grand merci pour tout le soutien et les inquiétudes exprimées au Maroc et ailleurs suite à ma convocation.

Cette convocation m’est parvenue l’après-midi du 24 juin 2020, et a été suivie d’un communiqué du procureur général près la cour d’appel de Casablanca, où le parquet déclare son intention d’enquêter sur des « soupçons de réception de financements de la part d’agences de renseignement étrangères ».

Ce communiqué fait suite à une campagne de lynchage et d’accusations infondées me visant depuis plus de 15 jours, orchestrée par deux médias connus de la place. En effet, ChoufTV et Barlamane.com, m’accusent, dans des articles successifs, d’être un « espion », un « traître »,un « violeur » et j’en passe et ce, sans étayer de preuves leurs propos calomnieux, ni avoir pris le soin de m’appeler, comme l’exige la charte déontologique de la profession.
Etant tenu au secret de l’instruction en cours,je me permets tout de même de faire la déclaration suivante, sans rentrer dans les détails :

– Les accusations me visant ne sont pas seulement infondées : elles relèvent du ridicule pour les unes, et de la diffamation pure et dure pour les autres.

– La rapidité avec laquelle le parquet s’est autosaisi, sur la base d’articles publiés dans une presse que de nombreux professionnels et lecteurs s’accordent à définir comme immorale, spécialisée dans le lynchage des citoyens et l’exposition de leur vie privée, est pour le peu surprenante. Surtout lorsque l’on sait que ces médias, reconnus et subventionnés par l’argent du contribuable, violent impunément les droits des enfants, les minorités, les migrants, la vie privée et les données personnelles des citoyens. M. le procureur général n’a-t-il le courage d’actionner des autosaisines que lorsqu’il s’agit de s’en prendre aux voix critiques ?

– L’enquête diligentée par le procureur général près la cour d’appel de Casablanca et menée par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ), succédant à une cabale médiatique dont mes proches, mes collègues, mes camarades et moi-même avons été victimes, n’honore ni le parquet, ni le droit, ni le pays.

J’affronterai donc avec beaucoup de fermeté cette énième tentative d’intimidation qui, je l’assure et le promets, ne réussira à entamer ni ma détermination, ni mon énergie dans mon combat pour la vérité et pour un Maroc meilleur.
Omar Radi

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Tags : Maroc, Omar Radi, presse, journalistes, répression,

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