Lorsque le Maroc s’appuie sur Israël pour nuire à l’Algérie

Sofiane Abi

Une « petite caserne » pour de grandes visées
LORSQUE RABAT S’APPUIE ISRAËL POUR NUIRE À L’ALGÉRIE

La construction d’une caserne marocaine à la frontière avec l’Algérie équipée d’une technologie israélienne confirme la collusion entre Rabat et Tel Aviv. L’action israelo-marocaine à un casus-belli mettant visant à exacerber la tension aux frontières y compris la région du Maghreb.

Mais ce rapprochement étroit dirigé contre l’Algérie ne date pas d’aujourd’hui. Le Maroc a comploté contre l’Algérie alors que le pays luttait pour son indépendance. Au lendemain du recouvrement de la souveraineté nationale, le Maroc a lancé une guerre contre son voisin qui venait juste d’accéder à son indépendance. Dans les années 1990, le Maroc a accusé, injustement, l’Algérie d’être derrière un attentat qui a ciblé les touristes alors que le pays luttait contre le terrorisme. En 2020, le Maroc conforté sa politique belliqueuse contre l’Algérie en établissant une base militaire aux frontières.

Pourquoi le Maroc projette-t-il d’installer une caserne à quelques mètres des frontières avec l’Algérie ?

Les normes en matière de superficie contredisent la précision des forces royales marocaines selon lesquelles l’infrastructure que le Maroc compte construire à Laaouinette n’est pas une base militaire mais une caserne destinée pour être le refuge de petites troupes. Dans le monde militaire, comme dans celui civil, il y a des normes pour la construction d’une infrastructure.

La superficie d’une infrastructure renseigne souvent sur l’importance de la construction et sa capacité d’accueil de soldats et de matériel militaire.

Les forces armées royales précisent que la construction qu’ils œuvrent pour réaliser à Laaouinette à quelques kilomètres des frontières algériennes est de 23 hectares, tout en tentant de faire croire que l’infrastructure n’est pas une base militaire mais une petite caserne.

Les normes contredisent la version des forces armées royales marocaines puisque les normes veulent qu’une infrastructure d’une superficie de 23 hectares ne puisse être qu’une base et non une petite caserne. Une base militaire d’une superficie de 23 hectares put abriter des milliers de soldats et un important lot de matériel militaire comme celui utilise dans l’espionnage et avions. Une petite caserne comme le laisse supposer le Maroc ne peut être d’une superficie de 23 hectares.

L’annonce de la construction de la base militaire de l’armée marocaine dans la localité a provoqué une vive polémique au Maroc avec la publication de l’information par la presse de ce pays. Le chef du gouvernement marocain, Saâd Eddine El Othmani, a émis le 21 mai dernier, un décret portant transfert d’un lot de terrain relevant du régime forestier au domaine privé de l’État pour la construction d’une base militaire au profit des Forces armées royales. L’armée marocaine avait indiqué dans un communiqué qu’il s’agit d’une caserne qui n’a pas la dimension d’une base militaire.

Selon les FAR, c’est une petite caserne destinée à l’hébergement des troupes marocaines. Là, il est légitime de poser quelques questions. D ou viendraient ces troupes puisque le Maroc ne disposerait pas d’autant de soldats dans la région proche. La superficie de l’infrastructure ne conforte pas la prétention des forces armées royales marocaines. Le décret d’expropriation du terrain de 23 hectares destiné à la réalisation de cette infrastructure militaire a été publié dans le Bulletin officiel. Le décret n° 6884 du Bulletin officiel marocain, et mentionne clairement un projet de construction d’une base militaire, écrit la presse. La construction d’une base militaire par le Maroc est contre la paix dans la région du Maghreb arabe.La base militaire marocaine peut servir à une installation des drones d’attaque tout comme de surveillance des troupes de l’Armée Nationale populaire (ANP) qui sont installées à Tindouf, sans oublier les troupes de l’armée sahraouie.

Les experts en question militaire parlent même d’une base militaire qui peut servir à l’espionnage.

C’est cette même base militaire que le Maroc qualifie d’une simple caserne militaire était planifié et sera construite selon des experts militaires israéliens qui ont porté un grand coup de main au Maroc pour sa concrétisation.

Les satellites espions français du Maroc

La course marocaine vers le matériel d’espionnage. Le 8 novembre, une fusée européenne Vega d’Arianespace a lancé un premier satellite de reconnaissance militaire, construit par le français Thales Alenia Space, en collaboration avec Airbus Defence and Space. Un second engin devrait être mis en orbite en 2018. Montant du contrat : 500 millions de dollars (ou 500 millions d’euros, selon les sources), « probablement financé (…) par les Emirats Arabes Unis », révèle le site marocain le360.ma. Un contrat discrètement signé en marge de la visite de l’ancien président français François Hollande à Rabat en avril 2013, rapporte le quotidien espagnol El País. les deux engins pourront aussi être tournés pour surveiller les insurgés du Front Polisario au Sahara, les troupes et les installations militaires de l’Algérie. Cela ne fait pas les affaires de ce pays qui, jusqu’à présent, bénéficiait d’« un avantage numérique sur le terrain », écrit un media français.

L’attentat de Constantine

Le lien entre le palais royal et Israël s’est aussi illustré lorsque l’Algérie luttait contre le colonisateur français durant la guerre de libération, le 13 mai 1956 dans la ville de Constantine un attentat criminel avait secoué le célèbre quartier des juifs, une œuvre criminelle signée par des juifs marocains dont l’objectif était de faire fuir les juifs d’origine algérienne vers l’exode en Israël surtout qu’à cette époque l’Etat hébreu avait besoin de renforcer la présence de la population juive sur les territoires occupés palestiniens, l’attentat avait provoqué la mort de 13 juifs algériens (Le Jeune Indépendant avait déjà publié, preuves à l’appui, dans ses éditions précédentes, le récit de l’attentat de Constantine).
Un attentat qui, faut-il le souligner, était planifié par les services de renseignements juifs, le Mossad qui, à travers ses archives des guerres publiés en août 1998, avait revendiqué sa responsabilité de cet acte terroriste et colonisateur en révélant sa formation d’une équipe de Commandos chargée d’exécuter l’attentat de Constantine en 1956.

La guerre des sables 1963

Le Maroc avait bénéficié, lors de la guerre des sables, d’un grand soutien logistique militaire de la part d’Israël pour combattre l’armée algérienne.
Des tanks de fabrication israélienne ont été fournis par l’Etat hébreu au profit du Maroc.

Contre l’Algérie. En 2008, un journaliste israélien dévoile, dans un ouvrage, la coopération entre le Maroc et l’Etat hébreu contre l’Algérie, notamment lors de “la guerre des sables” en 1963, à travers l’entraînement d’officiers marocains et un soutien multiforme apporté par Tel-Aviv. Le livre est préfacé par un ancien chef du Mossad, Ephraïm Halévy. Le livre évoque la coopération maroco-israélienne en 1963 après le déclenchement de la “guerre des sables” entre le Maroc et l’Algérie. Le journaliste israélien écrit que le chef du Mossad de l’époque, Meir Amit, doté d’un faux passeport, a rencontré à Marrakech le roi Hassan II pour lui dire : “Nous pouvons, et nous voulons vous aider.” Le roi du Maroc a accepté, témoigne le journaliste israélien. Pour la guerre contre l’Algérie, des instructeurs de l’armée israélienne ont ensuite entraîné des officiers marocains, formé des aviateurs au pilotage, organisé ses services secrets, et vendu des chars AMX-13 français via Téhéran.

L’attentat de Marrakech en 1994

En 2004, un attentat a cible les touristes à Marrakech, au Maroc. Le royaume marocain a, trop rapidement, accuse l’Algérie qui luttait contre le terrorisme. Prétextant l’attentat, le Maroc a imposé le visa aux algériens .Les victimes n’étaient pas encore enterrées que le Maroc accusa l’Algérie. La preuve que le Maroc n’était pas intéressé par la lutte contre le terrorisme, mais par la diabolisation de l’Algérie. En janvier 2004, le Maroc a jugé les personnes suspectées d’être les auteurs de l’attentat. Ils sont tous marocains. Le procès est un aveu que l’Algérie, et contrairement aux accusations marocaines, n’avait aucune implication dans l’attentat. Un nouvel épisode dans la politique hostile lancée par le Maroc contre l’Algérie. Le Maroc a donc cible l’Algérie pendant la colonisation française, au lendemain de l’indépendance et durant les années 1990 tandis que l’Algérie était confrontée aux terroristes. C’est dans la continuité de la politique hostile à l’Algérie qu’ le Maroc œuvre à la construction d’une base militaire près de la frontière avec l’Algérie.

Le Jeune Indépendant, 29 juin 2020

Tags : Algérie, Maroc, Front Polisario, Sahara Occidental,

One thought on “Lorsque le Maroc s’appuie sur Israël pour nuire à l’Algérie

  1. Israel ,fabricant d armes les plus sophistiques au monde a l intention d en vendre au Maroc. Beaucoup d Israeliens avec des passeports Matocains se trouvent au Maroc parmi les militaires sans raison apparente.Le futur du Maghreb parait bien sombre

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