Kaïs Saïed : « Des ingérences extérieures tentent de ramener la Tunisie en arrière »

– « Le système politique en Tunisie doit nécessairement être modifié en régime présidentiel », a déclaré le président tunisien.

AA / Tunisie / Yemna Selmi

En marge de sa visite de deux jours à Paris, qui a débuté lundi, le président tunisien, Kaïs Saïed a accordé, mardi, une interview à la chaine d’informations française « France 24 ».

Répondant à une question concernant un présumé complot contre la légitimité en Tunisie, Saïed a déclaré : « Il y a de nombreuses indications d’une ingérence extérieure en Tunisie de la part de forces qui tentent de ramener la Tunisie en arrière, en collusion avec des parties internes ».

Et d’ajouter : « J’ai beaucoup d’informations, mais mon devoir de réserve me contraint à ne pas les dévoiler. Je ne veux pas compliquer davantage la situation, mais je sais beaucoup de choses qu’ils pensent que j’ignore. »

Saïed n’a pas donné plus de détails à ce sujet.

Les médias sociaux en Tunisie se sont récemment fait l’écho d’appels à la dissolution du Parlement et à la tenue d’élections anticipées, et des mouvements de protestation de militants politiques devant le Parlement ont échoué à mobiliser les tunisiens.

Commentant l’appel récent du mouvement Ennahdha à élargir la coalition gouvernementale en Tunisie, Saïed a déclaré : « L’élargissement de la coalition gouvernementale pourrait conduira à sa dislocation, à des démissions et à la chute du gouvernement. »

« Certains partis de la coalition gouvernementale n’accepteront pas facilement de s’allier avec un autre parti, après avoir rejeté toute alliance avec lui il y a à peine quelques mois », a expliqué le président tunisien, sans citer les partis visés par cette déclaration.

En réponse à une question concernant le changement de système de gouvernement en Tunisie, Saïed a revendiqué « la nécessité de modifier le système politique en Tunisie en régime présidentiel ».

Le président tunisien a nié toute intention de créer son propre parti politique, affirmant que « les nouveaux partis politiques disparaîtront dans une décennie ou deux ».

Concernant le dossier libyen, Saïed a déclaré : « Je n’accepterai jamais de base militaire étrangère en Tunisie, et AFRICOM (le commandement militaire américain en Afrique) ne m’a pas adressé une telle demande ».

Le chef de l’Etat tunisien a réitéré son opposition à « toute ingérence extérieure ou partition de la Libye », ajoutant que la solution à la crise que connait la Libye « doit être inter-libyenne ».

Anadolu

Tags : Tunisie, ingérence étrangère, Kaïs Saïed,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *