Crise libyenne : Fayez Al-Sarraj à Alger ce samedi

Nassim M.

Une délégation du gouvernement d’union nationale libyen est attendue samedi à Alger, a appris le Jeune Independant de source diplomatique. Dirigée par le Président du conseil du GNA Fayez Al Serraj et du ministre des affaires étrangères Mohamed Taha Siala, la visite s’inscrit dans le cadre des concertations entre l’Algérie et la Libye afin d’examiner les voies susceptibles de relancer le processus politique pour mettre à neuf ans de guerre civil, selon la mêle source. La délégation devrait être reçue par le Président de la République Abdelmadjid Tebboune.

Cette visite intervient une semaine après celle du président de la Chambre libyenne des députés, Aguila Salah Aissa, l’Algérie multiplie ses efforts pour une médiation entre le GNA et le maréchal Haftar. Le président Tebboune avait affirmé que la solution pour la Libye ne pourrait être militaire, réitérant la disponibilité de l’Algérie ,qui se tient à équidistance de l’ensemble des parties dans ce pays, à mettre un terme à la crise et à stopper l’effusion de sang. « Nous avons tenté par tous les moyens de résoudre cette crise de manière pacifique, et nous nous mettons à équidistance de toutes les parties du conflit », a-t-il souligné, rappelant par là même les efforts diplomatiques de l’Algérie et ses contacts avec les différentes parties libyennes. Affirmant que toutes les parties libyennes se fient à l’Algérie, étant le seul pays à pouvoir réunir les belligérants, qu’ils soient tribus ou responsables.

Une initiative a été lancée par l’Égypte pour relancer l’accord de Berlin auquel l’Algérie y a souscrit, mais cette dernière a été refusée par le GNA qui a estimé que « cette initiative ne vise qu’à geler le front pour éviter une nouvelle défaite à Khalifa Haftar ».

Pour sa part, la Turquie qui a rejeté également l’initiative égyptienne poursuit son offensive militaire avec l’utilisation de la base navale de Misrata et de la base aérienne d’Al Watiya.

Sur le terrain, le rapport de force s’est inversé depuis plusieurs jours en faveur du camp du GNA aux dépens de l’armée de Haftar, soutenue par l’Egypte, la Russie et les Emirats arabes unis. L’intervention directe de la Turquie dans le conflit libyen a scellé l’échec de l’offensive de l’ANL lancée en avril 2019 sur Tripoli pour renverser le GNA mais en même temps à exacerber la tension en Libye, amenant la communauté internationale à appeler à un cessez-le feu et au retrait des forces étrangères.

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Tags : Algérie, Libye, Fayez Al Sarraj, Haftar,

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