Algérie : Transition et performance

Le remaniement partiel du gouvernement semble avoir donné la part belle à un secteur primordial dans un pays qui fonctionne, depuis l’Indépendance, sur la base de la rente hydrocarbure. Une économie qui devient de plus en plus fragile à cause, notamment, de la diminution de l’apport financier de l’exploitation du gaz et du pétrole. La désignation d’un « homme du métier » à la tête de l’Energie démontre à l’évidence le souci du gouvernement à installer le pays dans une perspective pragmatique qui prendrait en compte l’évolution mondiale.

Les négociations actuelles au sein de l’Opep et en dehors nécessitent à l’évidence une connaissance et une expérience que le nouveau ministre pourrait apporter dans l’intérêt de l’Algérie et dans son poids. Aussi la désignation du professeur Chittour comme ministre de la transition énergétique et la création d’un ministère à part, dévolu à ce secteur désormais stratégique, ne pourraient être que saluées.

En attendant de voir sur le terrain la concrétisation véritable de grands projets structurants en la matière. La pandémie de la Covid risque bien de provoquer un bouleversement dans la consommation énergétique dans le monde. Le secteur des Mines est doté désormais d’un ministère à part entière, ce qui dénote de l’importance du domaine pour un pays qui recèle de grandes richesses en la matière, dont une grande partie reste inexploitée.

Mettre les « énergéticiens » à la tête de ces départements devrait, on l’espère, apporter un surplus d’efficacité. Alors que les hydrocarbures semblent arrivés à une phase critique de leur évolution, il est devenu primordial de s’installer dans une phase de transition vers de nouvelles sources d’énergie et d’autres minerais dont regorge le sous-sol algérien. Il serait important d’exploiter à bon escient les ressources naturelles, comme les importantes réserves de phosphate ou les terres rares, devenues un enjeu stratégique mondial. Cependant, l’exploitation de ces richesses ne serait agissante qu’avec la mise en place d’une économie performante.

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Tags : Algérie, remaniement ministèriel, Abdelmajid Tebboune, énergie,

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