Algérie : La prudence doit être de mise

La pandémie du coronavirus semble être maîtrisée en Algérie. Du moins les craintes apparues au mois de juin qui ont vu une augmentation des cas de contaminations, n’ont pas tardé à prendre une autre courbe, baissière, cette fois, qui fait que la barre n’a pas dépassé les 300 cas par jour et descendant même au dessous des 250.

Un résultat inespéré qui a permis à nos hôpitaux de respirer et de pouvoir se réorganiser de manière à rouvrir la quasi-totalité des services, mis en berne, à cause du Covid-19, qui a été classé priorité absolue par les responsables de la santé. Les malades atteints de différentes pathologies peuvent désormais reprendre leurs traitements dont ils ont été privés durant de longs mois, avec toutes les conséquences néfastes sur leur santé, que l’on devine.

Mais cette courbe baissière des cas de contamination signifie-elle pour autant que l’Algérie est sortie d’affaire et qu’elle a pu vaincre ce terrible virus ? Non, bien sûr. Et ce serait une erreur fatale de le croire et de se comporter comme si c’était le cas. D’ailleurs, les pouvoirs publics restent très prudents face à cette nouvelle situation et multiplient les consignes et les avertissements en direction des citoyens qui pourraient être tentés par un quelconque relâchement dans les respects des gestes barrières.

La prudence est de mise. Et c’est ce que confirme ce fait de n’avoir pas encore fixé la date de la rentrée scolaire et universitaire. Les deux responsables du secteur ainsi que le Premier ministre ont été clairs à ce sujet, estimant que le retour aux bancs des écoles et des amphis est tributaire des rapports du comité scientifique, assurant que la santé du citoyen doit être classée avant toute chose.

Une prudence qui dénote de la dangerosité, toujours présente de ce virus, dont la circulation a peut être un peu fléchi, mais n’a pas disparu pour autant. Une prudence dont devrait s’inspirer certains citoyens qui ont tendance ces derniers temps à oublier l’observation des gestes barrières y compris dans les transports et les commerces. Des comportements condamnables et dangereux pour la santé publique qui pourraient tout remettre en cause et voir ce début d’embellie dans la lutte contre le coronavirus prendre un tout autre chemin et nous ramener au point de départ avec toute la psychose et les drames vécus par des centaines de familles algériennes.

Par Abdelmadjid Blidi

Ouest Tribune, 16 sept 2020

Tags : Algérie, coronavirus, covid 19, confinement, reconfinement,