Algérie : Les urnes de la légitimité

Le processus de dialogue politique s’intensifie. A trois mois des échéances électorales, en dépassement d’une impasse préjudiciable pour la stabilité nationale, les consultations lancées par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, reprennent avec force. Depuis le 13 février dernier, les vertus de la démarche consensuelle ont caractérisé les rencontres avec les dirigeants des partis politiques, toutes tendances confondues.

Ainsi, après avoir reçu les responsables du Mouvement de la société pour la paix, d’El Bina, d’El Islah, du Front des forces socialistes, d’El Moustakbal et de Jil Jadid, le chef de l’Etat a accueilli, ce week-end, les dirigeants de Fadjr El Djadid, de la Voix du peuple, du Front de l’Algérie nouvelle, du Parti du renouveau algérien, du Rassemblement national démocratique et de Talaie El Hourriyet.

Bien loin de l’ostracisme qui a marqué le règne du régime autocratique, fondé sur la corruption de l’élite politique et le mépris de la souveraineté populaire, la volonté de dialogue sans exclusive conforte l’exigence de changement institutionnel, économique et social. Dans un débat ouvert à toutes les forces représentatives du paysage politique, tous les partenaires admettent le fait que la légitimité des urnes est l’unique voie pour un changement de mode de gouvernance à tous les niveaux.

Dans la perspective des élections législatives et communales qui ne «ressembleront en rien» aux précédentes consultations, a assuré le président de la République, toutes les garanties de transparence et de régularité des urnes ont été apportées pour favoriser l’émergence d’une «société nouvelle dans une Algérie nouvelle». Face aux défis régionaux et internationaux, attentatoires à la souveraineté nationale, le dialogue national est le cadre idoine pour construire une Algérie forte de ses institutions légitimes et crédibles. Cette dynamique salutaire participe au renforcement du front interne en rempart aux manœuvres de déstabilisation récurrentes et féroces menées par les adeptes de la printanisation sanglante et des puissances revanchardes, avec la complicité avérée des relais locaux.

La dérive monstrueuse du néo-hirak aux mains des prêcheurs de la fitna, de certains porte-parole autoproclamés et d’une minorité qui tente d’imposer ses opinions par la force, en levier de la déstabilisation, le prouve clairement. Elle alerte sur l’urgence d’une restructuration pour une réelle représentativité du mouvement citoyen appelé impérativement et nécessairement à concrétiser les idéaux de changement et d’une expression libre de la volonté populaire. Cette réalité intrinsèque est désormais reconnue par tous les acteurs politiques acquis au dialogue et au changement par les urnes.

Horizons, 5 mars 2021

Tags : Algérie, Abdelmajid Tebboune, élections, consultations,

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