L’Algérie prend la présidence du Comelec pour trois ans

L’Algérie, représentée par Sonelgaz, prend à compter d’aujourd’hui la présidence du Comité maghrébin de l’électricité (Comelec) pour un mandat de trois ans (2021-2023), a indiqué mardi un communiqué de Sonelgaz. La décision a été prise lors de la réunion du Comelec, tenue mardi par visioconférence, avec la participation du Président-directeur général (P-dg) du groupe Sonelgaz, Chaher Boulakhras, aux côtés des membres du Comité, représentants des compagnies d’électricité de Libye, du Maroc, de Tunisie et de Mauritanie, a précisé la même source.

Lors de la réunion, le secrétaire général du Comité maghrébin de l’électricité a présenté le rapport d’activité 2020 et la feuille de route 2021 avant d’aborder plusieurs questions, dont celle des contributions financières. Dans son intervention après avoir pris la présidence du Comelec, M. Boulakhras a soumis des « propositions traduisant la volonté de l’Algérie, à travers Sonelgaz, de renforcer la coopération et les échanges dans le domaine de l’énergie électrique sur le marché maghrébin ». Il a, à cet égard, appelé à hâter la mise en place des mesures nécessaires à la concrétisation du projet de construction d’un marché de l’électricité maghrébin », rappelant que « tel est l’objectif pour lequel a été créé le comité ».

Le P-dg du groupe Sonelgaz s’est dit « satisfait de la coopération entre les Etats membres du Comelec dans le domaine de l’électricité », mettant en avant « les grands progrès en matière de coopération entre les pays maghrébins ». « Les réseaux électriques de nos sociétés maghrébines sont interconnectés et disposent d’une infrastructure solide qui permet d’augmenter l’échange d’électricité », a précisé le responsable, soulignant que la question de l’électricité dans le Maghreb arabe s’articule autour de la création d’un marché de l’électricité maghrébine avec des techniques modernes ». Insistant sur l’impératif de « former les blocs économiques régionaux », M. Boulekhras a précisé que le secteur de l’énergie « offre une grande opportunité pour concrétiser la complémentarité sectorielle à même de constituer un axe principal de complémentarité de l’ensemble de l’économie maghrébine ».

Pour le DG de la Sonelgaz, l’intégration maghrébine constitue « le meilleur moyen pour le règlement des problèmes dont souffre la région, particulièrement le chômage et les problèmes sécuritaires ».
« Il est temps pour le Grand Maghreb arabe de réfléchir à une politique commune et responsable visant à trouver des solutions régionales à tous les problèmes liés à l’énergie », ce qui permet au Maghreb arabe d’être « le principal acteur dans la région euro-méditerranéenne et de tirer profit de sa position géographique pour approvisionner l’Europe en énergie propre ».
En qualité de nouveau président du COMELEC, le DG de la Sonelgaz s’est engagé à « ne ménager aucun effort pour réaliser tous les acquis accomplis au niveau de ce comité régional et encourager toutes les initiatives visant à établir une confiance entre les membres du Comité maghrébin de l’électricité ».

L’Algérie a proposé d’abriter, en mai prochain, la réunion du comité directeur de la 8e conférence générale du COMELEC et d’organiser le Salon de l’énergie électrique, reporté suite à la pandémie de la Covid-19. Le COMELEC a été créé en 1974 sur décision des sociétés publiques d’électricité des trois pays (Algérie, Tunisie et Maroc) rejoints par la suite par la Mauritanie (1975) et la Libye (1989).

Le Maghreb, 25 fév 2021

Tags : Algérie, Maroc, Tunisie, Mauritanie, Libye, COMELEC, electricité,

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