Maroc: une militante des droits des femmes en grève de la faim

Publicités

CASABLANCA (Maroc) – Une militante pour les droits des femmes au Maroc, Najat Ikhich, a entamé une grève de la faim ouverte suite à la décision par les autorités d’évacuer un centre d’hébergement de femmes victimes de violences dans la ville de Casablanca, ont rapporté lundi les médias.

La préfecture d’Ain Sebaâ-Hay Mohammadi, un arrondissement de la ville de Casablanca, a envoyé vendredi un courrier à la présidente de la Fondation Ytto, Mme Ikhich, dans lequel il est demandé d’évacuer le centre des femmes en détresse pour le céder à une autre association.

Najat Ikhich, âgée d’une soixantaine d’années, se bat pour l’hébergement et la réhabilitation des femmes victimes de violences au Maroc. Commentant cette décision qu’elle qualifie de scandaleuse et qui ne fait « l’objet d’aucun débat », elle s’est vu pousser à entamer une grève de la faim pour exprimer son opposition à cette décision.

« Face à cette situation, la présidente annonce une grève ouverte de la faim jusqu’à ce qu’un dialogue soit ouvert sur cette question, dont la décision n’a fait l’objet d’aucun débat ou d’une participation de la part de la Fondation Ytto », a indiqué la Fondation dans un communiqué. L’association a précisé que, « depuis l’état d’urgence sanitaire instauré en 2020, elle a signé un accord avec le service social de la préfecture sur le statut du centre qui permet à deux organisations d’accueillir des femmes sans abri ».

La présidente qui gère le lieu depuis 2014, a passé sa vie à lutter contre le mariage des mineures, pour le droit à la scolarisation des filles et contre toutes formes de violences à l’égard des femmes dans le Royaume.

Publicités

Tags : Maroc, femmes, Najat Ikhich,

Publicités

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Résoudre : *
10 − 4 =