L’Algérie, nain pétrolier ?

06 Aug 2003, Kirkuk, Iraq --- A worker maintains production at the North Oil Company in Kirkuk. North Oil Company, which produces two-thirds of Iraq's total, has been unable to export due to sabotage on the pipeline, twice last month. --- Image by © Ed Kashi/Corbis
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L’Algérie n’est pas un pays pétrolier…Invité du forum du quotidien Echaab, M. Mohamed-Cherif Belmihoub, ministre délégué chargé de la Prospective, a dressé un tableau sans complaisance sur l’état de notre économie, même s’il relève l’absence de données économiques. «Nous n’avons pas de tableau de bord » a dit le ministre, soulignant la forte vulnérabilité de l’Algérie due à sa totale dépendance au secteur des hydrocarbures.

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«L’Algérie n’est pas un pays pétrolier, c’est une image déformée, on nous a menti. Le pays est un nain pétrolier, il est au 13e rang des pays producteurs» a ajouté le ministre, ne cachant pas son inquiétude concernant la hausse de la consommation énergétique des ménages, qui est supérieure à celle de l’industrie. Et qu’à ce rythme, l’Algérie risque de ne plus pouvoir exporter des hydrocarbures à l’horizon 2025-2030 !

Et vlan ! Le tableau se noircit…et le coup de mou guette. La
« Bahbouha», c’était donc du vent ? Une poussière dans l’engrenage et tout s’arrête. La richesse supposée du pays prend les chemins d’une disette moderne.

2025- 2030…C’est demain ! L’Algérie riche sans travailler se réveille sonnée. Bye bye les pipe-lines aux itinéraires flous. Et les bakchichs nés des contrats pétroliers. La malédiction mazoutée qui reste, sera consommée localement. Mais que de mensonges, de mystification, d’hybridations monstrueuses, de surestimations…qui nous ont mené jusqu’à prêter des sous au FMI.

Gestion archaïque pour laquelle il n’y a même pas de mots modernes…pour l’analyser. Et Ignominie industrielle : nous sommes parés pour être nus après avoir été nuls.

Le réveil est d’une brutalité très gueule de bois.

Le pétrole, écume artificielle aux reflets anachroniques, a longtemps été le tamis qui sassa toutes les forfaitures. Rapine, détournements, commissions, pots de vin…La débâcle était au bout du chemin.

Nous n’avons pas de tableau de bord…a dit le ministre ! C’est presque un pléonasme Monsieur le ministre…Car on a toujours navigué à vue et toutes voiles dehors.

La Nation, 10 fév 2021

Tags : Algérie, pétrole, hydrocarbures, exportation,

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