Quand Trump se fait rattraper par ses tares

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La dernière frasque à venir ternir l’image pas du tout reluisante du personnage de Trump, est la décision prise par les dirigeants de la PGA (Professional Golfers’ Association of America) de ne plus devoir organiser dorénavant de tournois de golf dans le Trump National Golf Club Bedminster, situé près de New-York, dans le New Jersy.

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Cette sortie de la PGA intervient à quelques mois de l’organisation du tournoi qui devait y avoir lieu devant accueillir le PGA Championship du 19 au 22 mai 2022, et ce, suite au comportement violent dont a fait preuve le président déchu en ayant permis à ses partisans d’avoir envahi l’enceinte du Capitole, symbole de démocratie à l’américaine.

En effet, cette organisation qui regroupe l’élite mondiale des meilleurs golfeurs du monde, s’est dit outré des agissements du président sortant qui a mis en péril la sécurité de l’État et des personnes sachant qu’il y a eu cinq morts dont un policier et quatre manifestants.

« Il est devenu clair que tenir le PGA Championship au Trump Bedminster pourrait entraîner des effets néfastes pour la marque PGA of America. Cela pourrait mettre à risque les habilités de la PGA à maintenir notre programmation, et à soutenir la longévité de notre mission », devait confier son président Jim Richerson.

Quant à la Trump Organization, qui s’occupait de tournoi du président Trump, a réagi pour désapprouver cette prise de décision par la PGA qu’elle considère comme étant en rupture de l’entente conclue pour n’avoir pas honoré la durée du contrat.

Cela étant, les erreurs d’appréciation d’un homme qu’il faudrait rappeler n’étant pas sorti directement du sérail pour comprendre la complexité des rouages résultant d’une activité politique, laquelle obéit à des us et coutumes préalablement établies et qui sont réparties entre les différents intervenants au plan interne qu’au niveau international.

L’on se rappelle ses sautes d’humeur à l’égard de tout ce qu’il ne parvenait pas à assimiler à commencer par la remise en cause du protocole de libre-échange Nord-Américain, établi entre les États-Unis, le Canada et le Mexique (ALENA) qu’il récuse pour semble-t-il motif de déséquilibre commercial en défaveur des USA..

Vient ensuite le tour de l’accord sur le nucléaire iranien signé conjointement par cinq membres de sécurité des Nations-Unies et l’Iran pour devenir caduc suite à la décision de retrait des USA, créant ainsi un foyer de tension continu dans la région.

L’autre erreur commise et ce, en violation des dispositions des Nations-Unies, a été de décider unilatéralement de la reconnaissance de la souveraineté totale d’El Qods au profit de l’État d’Israël à être érigée en capital, en promettant en retour de faire tout son possible pour la création de deux États, un mensonge qui en cachait d’autres.

En effet, ce que des décennies entières de diplomatie américaine dans cette partie du monde arabe ne sont pas parvenues à asseoir un traitement définitif et équitable aux problèmes inhérents à la coexistence pacifique entre les peuples de la Région, Donald Trump, lui n’est pas allé par trente-six solutions pour départie les belligérants.

Idem pour le Sahara Occidental qui, en dépit des résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU 2548 (2020) notamment, prorogeant à la date du 30 octobre 2020, le mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) jusqu’au 31 octobre 2021.

La reconnaissance de la souveraineté du royaume du Maroc sur le Sahara Occidental en a été unilatéralement décidée par Trump en contrepartie de l’établissement de relations diplomatiques avec Israël, comme quoi ce qui se faisait de manière officieuse redeviendra officielle dorénavant.

Cette manière d’agir d’un profane de la politique, n’est pas de nature à créer un climat d’apaisement durable dans la région, mais ne fait que reporter les échéances d’un embrasement éventuel, car dans ce jeu de « qui perd gagne », cela ne semble guère convaincre entièrement les plus hardis des pactiseurs.

Auteur : Rezki Djerroudi

Le Matin d’Algérie, 12 jan 2021

Tags : Donald Trump, Maroc, Algérie, Sahara Occidental, Joe Biden,

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