Algérie : Le rameau de la résistance

Sur le sol d’El Qods, la plantation d’un olivier au nom du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, désigné par la fondation palestinienne Saydat El Ardh «personnalité de l’année», marque un engagement indéfectible à la «cause sacrée» pour l’Etat et le peuple algériens. A forte charge symbolique, la cérémonie, organisée à l’occasion du 32e anniversaire de la proclamation de l’Etat palestinien à Alger, traduit la constance de la position de principe de l’Algérie novembrienne en faveur du droit inaliénable du peuple palestinien à l’indépendance sacrifié sur l’autel du brigandage international et du marchandage vil et honteux.

Il y a 46 ans, pour la première fois admis à l’Assemblée générale des Nations unies présidée par l’Algérie, le défunt président Yasser Arafat a lancé le cri de liberté qui, à l’heure des reniements, prend toute sa signification. «Aujourd’hui, je suis venu portant un rameau d’olivier et un fusil du combattant de la liberté. Ne laissez pas le rameau d’olivier tomber de ma main», a-t-il déclaré lors de cette 29e session extraordinaire consacrée à la paix, la dignité, l’égalité sur une planète sûre.

Le rameau d’olivier est malheureusement abandonné dans cette course effrénée à la normalisation toute acquise au projet expansionniste et à la politique répressive sioniste. Il ne subsistera à El Qods, trahi par la présidence du comité d’El Qods confiée au Maroc, que le rameau d’olivier de la résistance dédié à l’Algérie, dénonçant l’empressement à la normalisation en violation de toutes les décisions du Sommet arabe. «La cause palestinienne restera toujours pour le peuple algérien sacrée et essentielle. Elle ne sera résolue qu’avec un Etat palestinien indépendant avec comme capitale El Qods», a affirmé le président de la République.

Du «deal du siècle», portant un coup sévère à la solution à deux Etats unanimement défendue par la communauté internationale, au troc immoral attentatoire à la cause sahraouie, la conjuration internationale, liant un président américain en fin de mandat et les deux entités coloniales au Moyen-Orient et au Maghreb, est une violation du déni de légalité et du droit à l’autodétermination consacrée, à la faveur du combat mené par l’Algérie contre la barbarie coloniale, par la résolution 1514 du 14 décembre 1960 relative à l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples colonisés. Elle représente un acquis historique, le fondement des Etats anciennement et nouvellement indépendants et un principe fondateur pour l’Algérie historique aux côtés des peuples en lutte pour leur indépendance.

Sud Horizons, 29 déc 2020

Tags : Algérie, Palestine, Israël, Maroc, Normalisation,

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