Le rapport de Reporters Sans Frontières ignore les journalistes sahraouis emprisonés

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Une brève allusion. C’est ainsi que Reporters sans frontières (RSF) fait référence à la situation de la presse au Sahara occidental occupé par le Maroc, où six journalistes purgent des peines sévères et où la liberté de la presse est entravée.
Dans son « Rapport Annuel 2018 », RSF cite au passage l’ancienne colonie espagnole en l’incluyant dans le chapitre sur le Maroc, et elle le fait pour indiquer que « le même silence médiatique imposé au Sahara occidental » existe dans le RIF, « un autre territoire qui a été oublié par les médias ». Sans plus !
En raison de leur travail, six journalistes sahraouis sont emprisonnés dans des prisons marocaines à plus de 1000 kilomètres du Sahara occidental et qui, comme dans les rapports précédents, ne sont pas cités par RSF. Ce sont Abdalahi Lekhfaouni, arrêté en novembre 2010 et condamné à la réclusion à perpétuité ; Hassan Dah, arrêté en décembre 2010, condamné à 25 ans de prison ; Mohamed Lamin Haddi, en prison depuis novembre 2010, condamné à 25 ans ; El Bachir Khada, en prison depuis décembre 2010, condamné à 20 ans ; Mohamed Banbari, arrêté en août 2015, condamné à 6 ans de prison et Saleh Lebsir, arrêté en juin 2015 et condamné à 4 ans.
En 2018, les persécutions de journalistes se sont poursuivies dans les territoires occupés du Sahara occidental, mais ces cas ne figurent pas non plus dans le rapport de RSF. Au mois de mars, Mohamed Salem Mayara et Mohamed El Joumayi de Smara News et correspondants de RAS-TV ont été arrêtés et condamnés à deux ans de prison ; ils ont été libérés le 27 septembre, en attendant la décision de la Cour de cassation.
La police marocaine a arrêté en mai le photographe et rédacteur en chef du Centre Bentilli Laaroussi Ndour, en juin les journalistes Zahara Essin et Khadi Essin, en décembre le correspondant de RASD-TV Nazha ElKhalid qui a déjà été arrêtée en août 2016, et aussi ce mois-ci, le photographe Brahim Dihani. Ils ont tous été arrêtés pendant l’exercice de leur travail.
Le harcèlement des journalistes sahraouis se poursuit en 2019. Le 13 janvier, Mohamed Mayara, coordinateur d’Equipe Media, est agressé par la police à l’aéroport d’El Aaiun après son arrivée des camps de réfugiés sahraouis de Tindouf et interrogé sur les activités d’EM ; Mayara et sa famille ont été menacés à plusieurs reprises et son épouse et lui ont été licenciés.
Un autre membre d’Equipe Media, Mohamed Barkan, est arrêté à l’aéroport d’El Aaiun le 16 janvier après son arrivée de Suède; le 26 janvier, il est à nouveau arrêté et interrogé pendant huit heures pour des manifestations en 2013 et sur le court métrage « Three stolen cameras », réalisé en 2017. Le 31, il a comparu devant le tribunal d’El Aaiun accusé d’incitation et de participation à des manifestations non autorisées et a été libéré sans inculpation.
Le 4 février, le correspondant de RASD-TV, Hammoud al-Laili, a été arrêté alors qu’il couvrait un sit-in à El Aaiun ; la police lui a confisqué deux caméras et l’a interrogé pendant plus de quatre heures.
Source: Contramutis

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