En attendant l’arrivée de Ross


En application de la résolution 1871 du 30 avril 2009, M. Ross se prépare pour une visite dans la région du Maghreb pour des rencontres informels en vue de préparer le terrain pour le prochain round de négociations entre le Front Polisario et le Maroc.

Le gouvernement marocain, en tablant sur des calculs politiques erronés, fait semblant de respecter la légalité internationale, tout en attendant une intervention française pour le sortir de ce cauchemar appelé le Sahara Occidental. Un cauchemar qui dure depuis que Mohamed VI était encore un adolescent de 12 ans. Et s’il ne veut pas se plier au droit international, il risque de vieillir et quitter ce monde, comme son père, sans voir le Sahara devenir définitivement marocain.

Après l’avoir rejeté pendant des années, le Maroc est obligé de négocier avec le Front Polisario dans le but de présenter une proposition qu’il qualifie de nouvelle donne, l’autonomie. Les connaisseurs du dossier savent avec exactitude que ce projet a été maintes fois présenté par le Maroc en 1979 et 1989 lors de la rencontre de Marrakech avec la direction du Polisario. Donc, il n’est pas question que le Front Polisario l’accepte.

Les temps ont révolu. Bush n’est plus aux commandes de la Maison Blanche et l’ONU n’est pas près d’imposer une solution contre le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, et l’allié des sahraouis, l’Algérie, est devenue une puissance politique, économique et militaire dans la région du Maghreb. Tous les ingrédients sont réunis pour que l’Etat sahraoui voie le jour, même si cet Etat existe déjà puisque la République Arabe Sahraouie Démocratique est membre à part entière de l’Union Africaine.

Il a été définitivement clarifié qu’une solution négociée et mutuellement acceptable par les parties ne veut pas dire courir derrière les caprices d’un gouvernement marocain dirigé par un roi attiré par les jeux d’adolescents, ni derrière les décisions d’un gouvernement européen dirigé par un gigolo dont la politique néo-nazi ne veut pas rompre avec le passé colonial.


Par lettre datée du 28 août 2008, Peter Van Walsun a démissionné, non sans avoir rappelé que « la légalité internationale est avec le peuple sahraoui » et que le conflit du Sahara Occidental est dû à une « injustice commise il y a 34 ans ». Cet homme, même s’il était controversé, a dit des vérités comme des temples qui sont tombées sur les têtes des dirigeants marocains qui cherchent à contourner cette légalité moyennant le mensonge, la trahison et les méthodes dignes des états voyous.

M. Christopher Ross va entamer une tournée dans la région. Le Front Polisario lui a réitéré l’entière disposition des sahraouis à coopérer pleinement avec les NNUU et l’a assuré de son soutient pour le succès de sa nouvelle mission. Succès qui s’annonce difficile, puisque la presse marocaine commence déjà ses délires de chercher une solution négociée entre l’Algérie et le Maroc. Précisément, c’est le journal Assabah, dans son édition d’aujourd’hui, qui l’affirme. Pour rappel, c’est le même journal qui vient d’être condamné en France pour avoir accusé un journaliste de France 3 d’agent des services secrets algériens.

Logiquement, le seul et unique moyen de résoudre ce problème est de lever tous les obstacles que le Maroc a contribué à dresser le long de ces 34 années et qu’il accepte enfin à reconnaître ses responsabilités et d’en discuter.

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